‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 150 sur 452 · Maly'i Jahrabericht, t. T, p · texte numérisé non relu

Maly'i Jahrabericht, t. T, p

WOin. — BIOL. 2t

première de ces matières est la matière fibrinoplastique ou paraglobuline, la seconde a été nommée caséine du Jérumi. La proportion du précipité formé par neutralisation du sénm étendu d'eau augmente notablement par l'addition d'un sel, neutre, tel que le chlorure de sodium (Heynsius^) ou le sulfate^ de magnésium (Denis, Hammarsten). La matière ainsi préoLpiiée a été désignée récemment sous le nom de globuline ânk sérum*. M. Hoppe-Seyler admet que les trois matières quA Ton vient de mentionner sont identiques. Nous donnons iâ\ quelques indications complémentaires sur ces matières albu-^ minoîdes.

Paraglobtdine du sérum. — D'après M. A. Schmidt, lorsque^ la paraglobuline et la matière ûbrinogène du plasma réa^ gissent l'une sur l'autre ou s'unissent pour former de la ûbriod^, la matière fibrinogène est précipitée tout entière, tandis qu'une portion notable de la paraglobuline en excès reste en disaOrlution dans le sérum. Étendu d'eau, ce dernier fournit, comnift on sait, un précipité. C'est une partie de la paraglobuline^ d'après M. A. Schmidt. Pour précipiter le reste, on fait passes un courant de gaz carbonique à travers le sérum étendw de 10 fois son volume d'eau (voir page 98).

Caséine du sérum (albuminate de soude). — Le sérum étendu d'eau et ne donnant plus de précipité avec l'acide carbonique fournit un nouveau précipité lorsqu'on le neutralifla exactement par l'acide acétique. Ce nouveau précipité est lai caséine du sérum de M. Panum. Il est probablement identique avec la modification de l'albumine qui résulte de l'action de k potasse sur ce corps. En effet, le sérum étant alcalin, on eom?prend que cet alcali fasse subir une modification analogue à une portion de l'albumine du sérum ou serine. Ce précipité est blanc et pulvérulent. 11 est insoluble dans l'eau chargée d'oxygène. 11 se dissout lentement dans les sels alcalins neutoes, facilement dans les acides et les alcalis étendus, MM. Natalis Guillot et F. Le Blanc ont avancé ce fait que le sérum provenant du sang des femmes en couches et des nourrices est plus riche en caséine que le sérum ordinairet

1. Archiv fUr die gesamnUe Physiol,, t. lUf p. 1. %, Hoppe-Seyler, Phyiiologische Chmnie, p» 421.

GlobikUne du sérum. — D'après Denis, un des produits du dédoublement de la plasmine, la fibrine soluble, reste en dissolution dans le sérum, après la séparation de la fibrine concrète. Pour séparer cette fibrine soluble du sérum, on porte celui-ci à 40 ou 50«», et Ton y ajoute un excès de sulfate de magnésium en poudre. 11 se forme un précipité qu'on recueille sur un filtre et qu'on lave avec une solution de sulfate de magnésium. On le comprime ensuite entre des doubles de papier. Ce corps est de la fibrine soluble, d'après Denis. Il se dissout dans une petite quantité d'eau, grâce au sulfate de magnésium dont il est imprégné ; mais il se précipite lorsqu'on étend cette solution avec de l'eau. Les flocons qui se séparent sont insolubles dans l'eau pure et solubles dans l'eau salée. Un kilogramme de sang renfermerait 12«'",2 de ce corps.

On peut se demander si cette substance préexiste dans le sérum ou si elle ne serait pas engendrée par l'action du sulfate de magnésium sur la matière albuminoïde soluble du sérum. On sait en effet que l'addition de certains sels neutres à une solution d'albumine en modifie les propriétés.

D'après M. Hammarsten, la matière albuminoïde que le sulfate de magnésium précipite du sérum ne serait autre que le globuUne du sérum, la serine restant en dissolution dans la liqueur saline saturée. Mais le fait de la proportion notable de globuline ainsi séparée de divers sérums soulève l'objection présentée plus haut concernant l'action du sulfate de magnésium. Quoi qu'il en soit, dans 100 centimètres cubes de sérum, M. Hammarsten a trouvé les proportions suivantes de serine et de globuline du sérum :

Sérum du sang d j :

Matériaux solides.

Poids total

des matières

albufflinoldes.

Globuline du sérum.

Serine.

Cheval..'..

Bœuf .

Homm ' . ..

Lapin

Rapport de la

quantité de

globuline i la

quanUté de serine

. Serine ou albumine du sérum, — Cest la substance qui se précipite lorsque le sérum débarrassé de paraglobuline, globuline ou caséine du sérum est chauffé de 70<» à 75o, après avoir été étendu d'eau. La serine se précipite en flocons, et la liqueur filtrée qui est neutre (elle a été neutralisée par l'acide acétique pour la séparation de la caséine du sérum) ne donne par l'acide acétique qu'un précipité insignifiant. Pour que la précipitation soit complète, il est bon que le séruip soit rendu très légèrement acide par l'acide acétique.

Pour obtenir la serine aussi pure que possible, il convient de soumettre à la dialyse le sérum étendu d'eau et débarrassé de paraglobuline. Nous avons indiqué page 77 le procédé que recommande Graham pour effectuer cette opération *.

MM. A. Schmidt et Aronstein* obtiennent une serine soluble parfaitement exempte de sels en opérant comme il suit. Le sérum ou le liquide de l'hydrocèle sont additionnés d'acide acétique très étendu, de manière à précipiter les matières albuminoïdes insolubles (paraglobuline, caséine); le précipité floconneux est séparé par le filtre, et la liqueur filtrée, rendue alcaline de nouveau par le carbonate de soude, est réduite à un petit volume par la concentration dans le vide ou par l'évaporation à 40® ; la solution concentrée est soumise à la dialyse pendant 3 à 4 jours, le dialyseur plongeant dans de l'eau distillée qu'on a soin de renouveler toutes les 6 heures. Par l'évaporation dans le vide, on obtient un résidu jaune clair transparent, cassant, un peu hygroscopique, qui constitue la serine pure.

Ainsi obtenue, la serine se dissout dans l'eau pure en formant une solution transparente, épaisse, mais non filante quand elle est concentrée. Son pouvoir rotatoire spécifique pour la raie D est [a]D = — 56®. D'après M. Haas', il serait de —62^

1. D'après M. KQhne (Physiohgische Chemie, page i79), lorsque la dialyse est poussée très loin à une basse température, la liqueur finit par se rempltrde flocons d^albumine. Ce corps ne renferme plus de cendres et a été envisagé par M. Kûhnc comme la serine pure qui serait insoluble dans Teau, mais soluble dans une petite quantité d*alcali et de sels. Cette conclusion nous parait erronée.

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