‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 164 sur 452 · Ib,, t. XLV, p · texte numérisé non relu

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plonge dans la même solution. Dès que la quantité nécessaire de solution salée a pénétré dans le récipient, on y fait arriver le sang de Tanimal par le moyen d'un tube en caoutchouc qui le reçoit directement de la veine ou de Partère, et qui en est déjà rempli. On coiffe à Taide de ce tube la pointe a encore remplie d'eau salée, et Ton tourne avec précaution le robinet A. On s'arrête dès que la mousse atteint r. Il s'agit maintenant de mettre en communication le récipient AB avec la pompe à mercure. Pour cela, le vide étant fait dans les deux appareils, on relie AB avec EHGP (fig. 18) au moyen du tube de caoutchouc DI, les robinets A et E étant fermés. Après avoir placé AB dans Téprouvette F, on ouvre le robinet E, puis on fait de nouveau le vide. Enfin, la température du bain d'eau étant élevée à 36* ou 37®, on ouvre avec précaution le robinet A. Les gaz se précipitent dans le vide barométrique. On empêche le boursouflement dû au dégagement du gaz en plaçant dans la boule D (fig. 17) du récipient, avant d'y faire le vide, une seule goutte d'huile. Le sang est mesuré après Texpérience. Pour cela, on laisse écouler le liquide dans une éprouvette graduée. Son volume diminué de celui de la solution salée représente le volume du sang.

D'autres appareils ont été employés dans ces derniers temps pour l'expulsion et la mesure des gaz du sang. Nous ne pouvons les décrire ici. Mentionnons seulement la pompe-baromètre €t le tube-réservoii'construitsparM. Hoppe-Seyler *, etl'appareil Geissler-Pflùger, tel que le décrit le même auteur*. La principale différence entre cet appareil et celui que nous avons décrit consiste dans l'emploi, comme récipient pour le sang, d'un grand ballon dans lequel on fait le vide, ou encore de deux ballons superposés. Cette dernière disposition a pour but d'empêcher la mousse de s'élever dans le tube à dessiccation, inconvénient que M. Gautier écarte plus simplement en humectant d'un peu d'huile les parois de la boule D (fig. 17).

Les tableaux suivants, publiés par M. Ludwig, résument les expériences qui ont été exécutées par ses élèves sur les gaz du sang artériel et du sang veineux. Elles ont été faites sur du sang

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