‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 19 sur 452 · Anxeiger der Wiener Académie, 1872, p · texte numérisé non relu

Anxeiger der Wiener Académie, 1872, p

quels la leucine ou acide amidocaproîque prédomine. Ces corps forment la série suivante :

.Vlanine C» ÏT .\2 0»

Butalinim- C* H» Ai 0»

Acide imido-valériqaf» C* H" Ax O*

Leucine C^H^AiO»

Acide aiuid<M£ninthyUque (v W^ Az O*

3" Les acides nniidés de la série aspartique C"IP»— *AzO*, savoir :

L^acîde aspartique C^ IT .\z O

L'acide glutamiquo C* H» .\z O*

puis un autre acide 041' AzO^. que M. Schûtzenberger a nommé j/^iilimî^f. Ce dernier acide cristallise en prismes bniiants, volamineiLX, fusibles à 180^. solubles dans Teau et Falcool chaud. ^^ Des priHiuits azotés crisullins« de saveur sucrée, savoir : la leuciit^» FA- et la R- glucoproUine. Ces corps paraissent être des combinaisons de leucine et de glucopnotéine, avec des acides amidés appanenant à la série acr\lique, et qui ne se distinguent des acides amidés de la série acétique (giycocoUe, alanine* leucine* etc.) que par deux atomes d'hydrogène en moins. Parmi ces acides, on en a si^naalé deux, savoir :

LV'ide amidivcrotonîque. . . i> H* \x O*

LV'îde ainid<>-aji^iquo. . . . C H» .Vi O*

Non satures d'hxdro^ne. ils sont capables de fixer du teome vRr*} à la température ordinaire.

^^ Un ccM'ps que M. Schûtzenberger a désigné sous le nom de tyn.H«ftrii»«' et qui potssède la composition C**H**Ai*0*. II crisuiiise en mas^^es sphériques d'un blanc mat. solubles dans IVau. peu solubles dans Palcool. Chauffé do 2i5'' à 250*. il fond en se décompos^mt et en laissant dégager de Peau et le carbonate d'une base v«.»laiile probablement identique avec la collidîne C*H"\z: il se forme en outre un sublimé d'acide amidoralérique OH" AïO*. et il reste un o>rps jaune dont la composition est eiprimêe par la formule C^* H^* Az O*.

0*BaX:*0 = CO« ^ C*H».U - CiH^'AiO»

Ctf^^di:xc JLcniir

6^ Enfin, on a pu extraire du mélange d'acides amidés une >etite quantité de matières ternaires neutres, analogues à la lextrine.

En tenant compte de tous les produits qui prennent naislance par le dédoublement d'une molécule d'albumine (à Texleption de la tyrosine et des matières dextriniques, dont la [uantité est minime) et de leurs proportions relatives, M. Schùtlenberger arrive à considérer cette molécule comme une uréide x>mplexe, une diuréide, qui fournirait, par son dédoublement, leux molécules d'urée, de Tacide acétique et un mélange Tacides amidés. U formule de Lieberkûhn C^*Hi»*Az»8 0"S «primerait la composition de l'albumine (voir page 89) et le Redoublement dont il s'agit :

Albumine.

2CH*A20 +C»H*0« + C<»HiMAzi^O»* + S

Urée. Adde Mélange d'acides

acéUqae. amidés.

La formule C^^H^^'Az^^O**, qui représente le mélange d'aides amidés, peut être décomposée en

3C»H»AxOk et en CWHio»Az»«0"

Acide Mélange ( C" H«" + »Az 0«

glutamiqne. d'acidesjC" H»"-« Az 0«

En effet, dans ce dernier mélange, le rapport des atomes Tazote et d'oxygène est de 1 : 2, et celui des atomes de carbone ît d'hydrogène sensiblement 1 : 2, double condition qui répond i peu près à un mélange en parties égales d'acides plus hydrojénés et d'acides moins hydrogénés.

L^équation précédente est déduite des expériences par une liflcussion pleine de sagacité. Elle exprime très bien le dédouilement dont il s'agit, mais elle laisse subsister une difliculté en « qui concerne la constitution de l'albumine. En effet, le nombre les produits de dédoublement, et par conséquent des groupes ou les radicaux qui forment ces produits en fixant les éléments de eau, est tellement considérable qu'il paraît impossible de substiuer ces radicaux à l'hydrogène de 2 molécules d'urée. Dans ces l molécules d'urée, il n'existe que 8 at. d'hydrogène. Or, l'équaion précédemment indiquée comprend au moins U molécules

WÛRTZ. — BIOU r»

d'acides amidés, sans compter l'acide acétique, par conséquent H à 15 groupes à substituer à l'hydrogène de Purée.

Au reste, l'auteur, prévoyant sans doute cette difficulté, a modifié tout récemment et l'équation précédente et la formule qu'il attribuait à l'albumine. La molécule de celle-ci est au moins triplée et représentée par la formule

L'équation qui exprime le dédoublement de l'albumine sous l'influence de l'hydrate bar^lique devient alors

CMOHW'AzWOi'S» + 57H*0 = C»» H«t Az^» 0*o«

Albumine. "DMin fixe.

+ lOAzH» + 3C*H«0* + 3CO« + 4C«H*0* + C*H»A2

Acide oxaliqne. Pynol.

D'après la remarque précédemment faite, il est impossible que tous les produits de dédoublement qui ont été signalés par M. Schûtzenberger prennent naissance aux dépens d'une seule molécule d'albumine, si l'on attribue à celle-ci la formule de Lieberkùhn. Mais est-il nécessaire, d'un autre côté, de faire procéder tous ces produits d'une seule molécule d'albumine, comme l'a tenté l'ingénieux chimiste? 11 ne semble pas qu'il doive en être ainsi. Il est possible, en effet, que l'albumine, que nous considérons comme un corps homogène, soit formée en réalité d'un certain nombre de substances très voisines l'une de l'autre et se dédoublant chacune à sa manière, de telle sorte que la formule compliquée Qt40 [{891^2^5075 S' ropréscute la somme de ces molécules et le second membre de l'équation précédente, la somme des produits de dédoublement. On pourrait invoquer en faveur de cette opinion l'exemple bien connu des lécithines qui, avec une composition très définie et des propriétés bien plus nettes que celles de l'albumine, représentent un groupe de corps très voisins.

Quoi qu'il en soit, les recherches expérimentales de M. Schûtzenberger sur les matières albuminoïdes, et la tentative qu'il a faite pour soulever le voile épais qui enveloppait la question théorique de la constitution de ces matières, forment le progrès le plus considérable qu'ait fait cette partie de la chimie organique depuis bien des années.

S 17. Action da chlore, dn brome et de Tean régale. -— Lorsqu'on dirige un courant de chlore dans la solution des ma-* tières albuminoîdes, il se forme un précipité blanc floconneux qui renferme du chlore au nombre de ses éléments. La fibrine et la caséine, délayées dans l'eau, se convertissent de même, sous l'influence d'un courant de chlore, en précipités floconneux, qui renferment, comme le précédent, environ 7 pour 100 de chlore. Lorsqu^on fait digérer ces précipités pendant huit jours, dans l'eau saturée de chlore, la proportion de cet élément y augmente jusqu'à 14 p. 100. Les corps, ainsi saturés de chlore, sont aussi plus riches en oxygène que les combinaisons primitives. Lorsqu'on les chauffe à 100"», ils perdent la moitié de leur chlore et se colorent en se décomposant. L'ammoniaque aqueuse leur enlève tout le chlore, et il reste un corps analogue à celui que M. Mulder a désigné sous le nom de tritoxyde de protéine (page 55).

Action du brame. — Lorsqu'on fait digérer, sous pression, à 100<», les matières albuminoîdes avec du brome et de l'eau, il se dégage du gaz carbonique et il se forme, indépendamment de l'ammoniaque et d'un résidu insoluble, floconneux, de nature humique, divers produits de dédoublement parmi lesquels MM. Hlasiwetz et Habermann, ont signalé le bromanile ou quinone perbromée C*Br*0*, l'acide tribromoamidobenzoïque, U bromoforme CHBr', Tacide bromacétique, l'acide oxalique, Tacide aspartique et la leucine*. Ils ont déterminé avec le plus grand soin les proportions relatives de ces produits, ainsi formés par le dédoublement de diverses matières albuminoîdes :

Allmmine Albamine da blanc d'œaf. végétale. Caséine. Légnmiae.

Bromoforme 29,9 39,1 37,0 44,9

Acide bromacétique... 22,0 16,9 21,1 26,2

Acide oiudique 12,0 18,5 11,2 12,5

Acide aRpartique 23,8 23,1 9,3 14,5

Uucine (brute) 22,6 17,3 19,1 17,9

Bromanile 1,5 1,4 0,3 1,4

On voit que les corps cristallisables formés par l'action du chlore et du brome sur les matières albuminoîdes, en présence

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