Chemischet Ceniralblatt, 1872, n
extrêmement ralentie; de fait, l'animal n'a consommé que 13 grammes d'oxygène en 5 jours. Au sortir de l'appareil, sa température n'était que de 12 degrés, supérieure de 4 degrés seulement à celle de Tair ambiant. Pendant l'engourdissement il y a eu une absorption d'azote qui s'est élevée à 0,0174 du poids de l'oxygène consommé.
Au moment du réveil, la respiration devient très active chez les marmottes et, dans l'espace de quelques heures, la température propre de l'animal remonte à 32^ et au delà. Chez le lézard, dont la respiration est bien moins active que chez les animaux à sang chaud, les différences entre les consommations d'oxygène pour l'état de veille et d'engourdissement, bien que très sensibles, sont moins accusées que dans le cas précédent.
g 200. Influence du travail mtisculaire. — Scharling avait enfermé dans une guérite de capacité connue, dont il pouvait puiser à volonté et analyser l'air, un homme auquel il avait recommandé d'agiter une lourde massue : se livrant à un violent travail musculaire, cet homme avait exhalé une quantité notable d'acide carbonique correspondant à une combustion de 40f^%2 de charbon par heure au lieu de 12. Vierordt, E. Smith, Sczelkow et Ludwig, Pettenkofer et Voit ont confirmé cette observation, d'ailleurs conforme au principe de l'équivalent mécanique de la chaleur. Au travail accompli correspond une absorption de chaleur, qui doit être fournie par une exagération des phénomènes de combustion; et comme il n'est pas possible qu'une quantité donnée de chaleur soit transformée tout entière en travail mécanique, il en résulte que la machine animale doit produire, en travaillant, un excès de chaleur, ce qui est conforme à l'expérience. Une fois montée, elle continue à fonctionner, pendant quelque temps, avec une activité exagérée ; les inspirations, plus nombreuses, exercent elles-mêmes une influence sur les phénomènes de combustion (page 454) et, tout travail ayant cessé, ce n'est que graduellement que la respiration reprend son calme et son rythme ordinaire.
M. Speck, qui a publié des recherches étendues sur la respiration*, admet que par chaque kilogrammètre de travail effec*
1. Schrifien der GeseiUchaft zur Fôrderung der gesammten Naturw. su Marburg, i, x^ ^. 3. 1871.
Enfiiii nous donnons ici les résultats conformes obtenus par MM. Pettenkofer et Voit, qui ont expérimenté sur un homme qui se livrait dans la chambre respiratoire à un travail musculaire violent. En comparant ces résultats à ceux consignés plus haut, page 444, et qui concernent le même homme se livrant à un travail modéré, on constatera une augmentation notable des quantités d'acide carbonique et d'eau exhalées pendant un travail musculaire violent.
Jour , exercice
violent.. . .
Nuit
Total eu 24 h.
ACIDE
carbonique exhalé par les
poumons
et par la peau,
en grammes.