NOMBRE
ACIOB
Ain
ACIDB
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On voit que les quantités d'acide carbonique exhalées par minute augmentent considérablement avec la fréquence des inspirations, ou, si Ton veut, avec les volumes d'air introduits dans le poumon. On arrive à la môme conclusion en considérant les expériences relatées à la page 416 concernant l'influence qu'exercent sur la proportion d'acide carbonique contenue dans l'air expiré le nombre et la profondeur des inspirations. L'augmentation du volume d'air inspiré qui fait baisser la proportion centésimale d'acide carbonique relève dans une forte proportion la quantité d'acide carbonique expirée dans un temps donné. C'est ce que montre le tableau suivant, calculé d'aprèa les données inscrites à la page 416.
239" PAR KXI'IRATION.
Volume Ue Tair expiré par minute.
Acide carbonique par ininut«>.
'l'tT* PAR F.XIMRATIUN.
Volume de l'air expire par minute.
Acide carbonique par minute.
1400'* PAR KXPIRATION.
Volume de l'air expiré par minute.
Acide carbonique par minute.
Dans la première série d'expériences, où les volumes d'air inspiré n'ont pas varié notablement, la quantité d'acide carbonique expirée par minute 8*est maintenue à peu près constante.
Il n'en a pas été ainsi dans la seconde et surtout dans la troisième série d'expériences, où les volumes d'air inspiré ont varié notablement avec la fréquence des inspirations. On voit que la quantité d'acide carbonique exhalée en une minute a augmenté dans une forte proportion, en même temps que le volume de l'air inspiré. Berg et Yierordt ont tiré la même conclusion de leurs nombreuses expériences. Elles démontrent que la fréquence et surtout la profondeur des inspirations augmentent la proportion d'acide carbonique formée dans l'unité de temps.
g '^03. Influence de la circulation. — Avec l'augmentation da nombre des battements du cœur, une plus grande quaniité de sang passe dans les poumons pendant un temps donné. Dans ces conditions, le besoin de respirer devient généralement impérieux, et la fréquence ou la profondeur des inspirations augmente. Il entre donc dans les poumons à la fois plus de sang et plus d'air dans un temps donné. De là une augmentation dans les quantités d'oxygène absorbées et d'acide carbonique formées.
g 204. Influence des maladies, — Elle doit se faire sentir dans un très grand nombre de cas, surtout lorsque la température subit des variations sensibles, ce qui a lieu, comme on sait, dans une foule de maladies. Malheureusement, on ne possède sur ce sujet important qu'un petit nombre d'observations. Doyère avait étudié la respiration chez les cholériques^. Dans la période algide de cette maladie, la quantité d'acide carbonique exhalée diminue en même temps que la température; plus tard, avant la mort, la température s'élève de nouveau sans que la quantité d'acide carbonique exhalée augmente.
Plus récemment, MM. Pettenkofer et Voit ont étudié la respiration diurne et nocturne chez un diabétique et un individu atteint de leucocythémie. Chez le diabétique, l'absorption d'oxygène et l'exhalation d'acide carbonique ont été sensiblement moindres qu'à l'état normal (voyez le tableau de la page 457). Aussi, prenant une quantité considérable de nourriture, ce malade a rendu par jour 394»',5 de sucre non brûlé. Très affaibliy il ne se livrait à aucun exercice ; l'individu atteint de leu-