CARBONE
brûlé
en 24 heures.
en grammes.
Le tableau suivant résume un certain nombre d'expériences dues à MM. Pettenkofer et Voit et indique l'influence de r&bstinence, du régime, du travail et du repos, de l*état de teille et de sommeil sur les phénomènes chimiques de la respiration chez l'homme.
kbk LA RESPIRATION.
les phënomènes de la respiration est évidente : elle aurait besoin d'être étudiée par des expériences exactes. En ce qui concerne le thé et le café, les assertions des auteurs sont contradictoires. Quelques physiologistes admettent que le thé et le café diminuent la proportion d'acide carbonique oxhalée dans un temps donné. E. Smith, au contraire, range le thé et le café parmi les a excitants respiratoires ». Il assure que ces substances augmentent Texhalation de Tacide carbonique ainsi que les sucres, le rhum, le lait, le cacao, Taie forte, la caséine, le gluten, la gélatine, l'albumine. Ces substances sont rangées suivant l'ordre de leur activité décroissante, le thé occupant la tête de la liste. D'autres substances, telles que l'amidon, h graisse, l'eau-de-vie, le whisky, le gin, et en général les liqueurs fortes, ne sont pas des excitateurs de la respiration et n'augmentent pas la proportion d'acide carbonique exhalée. Cette classification, où le rhum occupe une place si éloignée de l'eaude-vie, et où figurent, en outre, des matières alimentaires proprement dites, nous semble disparate. Tout cela mérite confira mation.
MM. de Bock et Bauer^ ont constaté que l'ingestion de morphine diminue les proportions d'acide carbonique exhalé et d'oxygène consommé chez les chiens endormis, par l'action de ce médicament, et qu'elle augmente au contraire ces mêmes quantités chez les chats qui sont fortement excités. Enfin, d'après M. Gh. Livon*, de petites doses de morphine ralentiraient l'activité de la respiration et tandis que des doses élevées augmenteraient cette activité.
Influence de la fn'quence des inspirations. — Nous avons déjà fait remarquer l'influence qu'exercent la fréquence et la profondeur des inspirations sur la composition de l'air expiré (p. 415). A mesure que le nombre des inspirations augmente dans un temps donné, l'air expiré devient moins riche en acide carbonique. Il ne faudrait pas conclure de ce fait que l'activité des combustions respiratoires diminue dans ces circonstances. C'est le contraire qui a lieu, ainsi que l'a démontré Vierordt Le tableau suivant résume les expériences de ce physiologiste :