‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 221 sur 452 · I-eicb(ôTi8lern. Zeitschrift fur Biologie, t. V, p · texte numérisé non relu

I-eicb(ôTi8lern. Zeitschrift fur Biologie, t. V, p

Les chiens résistent énergiquement au refroidissement : il n'en est pas ainsi des lapins, ainsi que cela résulte d^expériences récentes de MM. Ch. Richet et P. Rondeau *• Ayant refroidi ces animaux, préalablement rasés, en les entourant de tubes d'étain flexibles dans lesquels circulait de Feau à — 7°, ils ont constaté qu'en deux heures leur température s'est abaissée de 38° à 18°. Les animaux peuvent survivre à ce refroidissement, surtout si Ton entretient la respiration artificiellement.

§ 208. Influence de la pression. — MM. de Vivenot et Lange avaient reconnu qu'une augmentation de pression, qui n'a pas dépassé 300 millimètres, a pour conséquence une augmentation de la quantité d'acide carbonique formé dans un temps donné, et aussi de la richesse de l'air expiré en acide carbonique. On a remarqué que dans ces conditions la fréquence des inspirations diminue et que leur profondeur augmente.

D'un autre côté, l'homme peut vivre dans les atmosphères raréfiées des montagnes élevées et des hauts plateaux. Il en est ainsi de certaines régions habitées au Thibet et dans les Andes, où la pression peut descendre à 500 millimètres. Mais de telles variations de pression, lorsqu'elles ne dépassent pas une certaine limite, sont sans influence sensible sur l'absorption de l'oxygène et la formation de l'oxyhémoglobine. Dans leur ascension aérostatique, qui devait avoir une terminaison si fatale, Sirel et Grocé Spinelli ont supporté, sans grande gêne, une pression de 370 millimètres, et M. Paul Bert a pu séjourner pendant 20 minutes dans une atmosphère où l'air avait été raréfié graduellement au-dessous de 300 millimètres. La diminution de la pression détermine une plus grande fréquence du pouls et des mouvements respiratoires, de la lassitude, une somnolence invincible et lorsque la pression descend au-dessous de 300 millimètres, la perte de la connaissance. Dans ces conditions, des respirations d'oxygène pur aident à supporter ces basses pressions, d'après M. P. Bert.

Ce dernier physiologiste a étudié avec soin l'influence qu'exercent la diminution et l'augmentation de la pression de l'air sur la respiration. Les faits que nous allons exposer

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