Zeilschrift fiirphysioL CIxem., l. I, p
2 Archiv fur die gesammle PhysioL^ t. XXI, p. 109, 1880.
Dans les expériences dont nous allons rendre compte, on a cherché à évaluer approximativement ce travail et à déterminer, en même temps, par l'analyse des excrétions, quelle est la source du pouvoir musculaire, en d'autres termes, quelle est la nature des matériaux qui sont détruits.
Les analyses de gaz du sang veineux musculaire ont établi le fait d'une combustion qui s'exalte pendant la contraction. Mais quels sont les corps qui éprouvent cette combustion? Le muscle consume-t-il sa propre substance, formée en très grande partie de matières albuminoïdes, et l'instrument du travail musculaire, la fibre, est-elle atteinte et usée par le travail même qu'elle effectue ? Liebig avait pensé qu'il en était ainsi et que la substance azotée du muscle fournissait les matériaux de la combustion qui développe la force musculaire. Cette opinion n'a plus cours aujourd'hui. On a démontré, par des recherches sur la nutrition générale, que la désassimilation des matériaux azotés pendant Texercice musculaire n'était pas assez considérable pour qu'on pût la considérer comme la source du travail fourni. Nous allons rendre compte des expériences qui ont établi cette proposition; celle-ci est conforme aux idées de Mayer, qui avait considéré le muscle comme un instrument propre à transformer la force, mais non à la créer par la combustion de sa propre substance . L'illustre auteur de la théorie mécanique de la chaleur avait calculé qu'un homme du poids de 75 kilogr. brûlerait en 80 jours son système musculaire; que le cœur serait consumé en 8 jours et les ventricules en 2 jours 1/2. MM. Traube* et Haidenhain ont appuyé la doctrine de Mayer; MM. C. G. Lehmann, Voit, Ranke, Fick et Wislicenus en ont démontré l'exactitude par des expériences qui ont été confirmées récemment par celles de M. Kellner. Nous résumons ici les recherches de ces auteurs et principalement les expériences devenues classiques de MM. Fick et Wislicenus, dans le but de donner une idée, non-seulement de la méthode expérimentale, mais encore des raisonnements qui ont conduit à la conclusion précitée.
g 268. La proportion d'urée rendue par les urines peut donner la mesure de la désassimilation des matières azotées. On a donc