C.H<0«+(CIP)'A«=,p„W|^,C
chlorhvdrine chlorure
du glycol de triméthyle-hydrozéthylène-
ammonium
Ce chlorure cristallise en beaux primes incolores. Sa solution aqueuse, décomposée par Foxyde d'argent, fournit la névrine,
' [(CW-Olî \ *^-«'] + AgH) + HH) = 2 [,g,„(CH^^ j Az.Oh] + lAgO
chlorure de triméthylc- névrine
hydroiétliylène-ammonium
La névrine se forme aussi par la réaction de l'oxyde d'éthylène sur une solution aqueuse de triméthylamine (A. Wurti). La réaction a lieu à froid et au bout de 24 heures l'odeur de la triméthylamine a disparu.
C«H*0 + (CH^)Hz 4- H«0 = ^J^^^ [ AZ.OU
oxyde triméthylamine névrine
d'élhylène
Propriétés, — La névrine obtenue par la concentration de sa solution aqueuse se présente sous forme d'une matière sirupeuse possédant une réaction fortement alcaline. Elle est très
NÉVRINE. 623
soIuJble dans l'eau. La solution aqueuse étendue peut être portée à Tébullition sans que la base se décompose; mais lorsqu'on chauffe la névrine elle-même ou sa solution aqueuse concentrée, elle se dédouble en glycol et en triméthylaminci
C»H*»AzO« = (CU^Az + C«H«0« néTrine Iriméthyl- glycol
aminé
Chauffée avec un excès d'acide iodhydrique, la névrine ou son chlorhydrate se convertit en iodure d'iodéthylène-triméthylammonium,
cS h-OH + ÎHI = 2HK) + (^OPJ j AZ.I
iodure dModéthylènetriméthyltmmonium
Cet iodure, qui a été découvert par M. Baeyer, se convertit sous l'influence de l'oxyde d'argent en une nouvelle base, l'hydrate de vinyle-triméthylammonium,
(^E;JAzI + Ag^ = + (C«;}:JAz.OH+îAgI
hydrate de Yinyllrimélhylaminoniain
Enfin, en faisant réagir des agents oxydants sur le chlorhydrate de névrine, on convertit cette base en bétaïne. La bétaïne, C*H**AzO*, qui existe toute formée dans les betteraves (Beta vulgaris), est l'anhydride de l'oxynévrine,
(cii>)» ;.::CH'.cii».oH
netnne
(CH»)'AzCSr-^OOH
oxynéTrine
bétaïne
CÊRÉBRINE
§ 276. Ce corps paraît être identique avec la substance qœ M. Fremy a décrite sous le nom à'acide cérébrique. H est azote, mais exempt de phosphore et de soufre. Il existe du» la substance médullaire du cerveau et des nerfs et dans les corpuscules du pus.
Préparation, — Pour extraire la cérébrine du cerretiif M. W. MûUer * fait bouillir la pulpe cérébrale avec de Tew de baryte. Il se forme un coagulum qu'on recueille sur un filtre et qu'on épuise par Talcool éthéré bouillant. Par le refroidissement, il se dépose de la liqueur filtrée, des flocons blancs qu'on sépare et qu'on épuise par Téther froid, qui en extrait de la cholestérine et un acide phosphore. On reprend le résidu insoluble par l'alcool bouillant, qui laisse déposer par le refroidissement une matière blanche cristalline : c'est la cérébrine.
M. Hoppe-Seyler ' recommande de faire digérer la pulpe cérébrale avec un grand excès d'alcool, en remuant fréquemment. Après quelques jours, on décante la liqueur alcoolique, qui ne renferme presque pas de cérébrine et dont on peut retirer de la lécithine ou de la névrine. La pulpe, insoluble dons l'alcool froid, est finement broyée et épuisée à froid par de grandes quantités d'éthcr aussi longtemps que celui-ci enlève de la cholestérine et de la lécithine. Le résidu, insoluble dans l'éther, est épuisé à plusieurs reprises par l'alcool bouillant et le tout est jeté sur un filtre. Par le refroidissement, il se dépose de la cérébrine qui n'est pas exempte de lécithine. Pour l'en débarrasser, on la lave d'abord à l'éther froid et puis on la fait bouillir avec de l'eau de baryte pendant une heure. L'excès d'eau de baryte ayant été saturé par l'acide carbonique, on filtre et on lave le précipité, d'abord à l'eau, puis à l'alcool froid, après quoi on l'épuisé avec de l'alcool bouillant. La solution alcoolique laisse déposer, par le refroidissement, la céré-