‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 325 sur 452 · STRUCTURE DES LOBULES DU FOIE · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES LOBULES DU FOIE

porto VP (fig- 23), laquelle donne naissance à un Byetëme de capillaires qui pénètrent dans le lobule, y forment un résean et vont aboutir aux dernlâres divisions des veines hépatiques. Entre les mailles de ce réseau capillaire sont disposées les cellules hépatiques. Les terminaisons des canaux biliaires B, dépourvues d'Ëpilhélium, pénètrent pareillement dans les lobules où ils s'anaslomoaenl entre eux, formant un réseau selon tes uns (Bealc) DU se prolongeant selon d'autres [Weber] en oul-de-sac jusque dans les cellules hépatiques. Ce point est encore douteux.

VP. HioiMui ■!« Il

Eatoalcas, deux ordres de vaisseaux pénètrent dans les lobules, premièrement les vaisseaux sanguins, dernières ramifications de la veine porte, anastomosées avec los capillaires de l'artère hépatique (page 20S) ; en second lieu, les vaisseaux biliaires. Cette disposition anatomique répond à deux fonctions différentes du foie, savoir; la formation ilugljcogène et l'élaboration de labile. On admet que le glycogène se forme dans les cellules hépatiques. Ces dernières sont polyédriques, tantâl cubi<|ues, tantôt prismatiques. Dépourvues d'enveloppes, elles possèdent un ou

deux noyaux et un protoplasme granuleux. Les granulations sont glycogéniques et graisseuses. Les premières se colorent en violet par la teinture d'iode. On admet qu'indépendamment de ce glycogène granuleux les cellules hépatiques renferment aussi du glycogène à Tétat soluble. En tout cas, la formation de ce corps parait liée à la vie des cellules hépatiques, et comme ces dernières sont baignées par le sang de la veine porte, pauvre en oxygène disponible, on peut admettre que les transformations qui s'y accomplissent ne sont pas sans analogie avec celles qui s'accomplissent, en dehors de l'oxygène, par les cellules des microbes anaérobies. A cet égard l'activité fonctionnelle du foie peut être comparée, dans une certaine mesure, à la vie « sans air » de certains ferments.

Indépendamment du glycogène le foie renferme des matières grasses, et les cellules hépatiques paraissent douées de li propriété de les élaborer. Plus abondante après les repas, la proportion de matière grasse semble marcher parallèlement avec celle de la mati^re glycogène, sans qu'on soit autorisé à admettre, comme on Ta fait, que la graisse se forme aux dépens de rot hydrate de carbone. Chez les animaux soumis à un régime gras, la graisse se dépose en abondance dans le foie, oiielle n'est pas amenée par le sang de la veine porte.

Chez les oies gavées au maïs et engraissées, le poids du foie peut décupler, par suite d'une accumulation énorme de matières grasses. M. Hoppe-Seyler a remarqué que dans la période extrême de rengraissement la bile cesse de couler*.

Certains empoisonnements donnent lieu à une véritable dégénérescence graisseuse du foie et par conséquent à une accumulation notable de matières grasses : il en est ainsi dans rempoisonnemcnt par le phosphore, Tarsenic, l'antimoine et dan? l'alcoolisme. Cette production exagérée de graisse n'est nullement en rapport, dans ce cas, avec une augmentation de la proportion de glycogène. Cette dernière diminue, au contraire, chez les animaux malades et mal nourris. Il ne semble donc pas que la matière grasse se forme, dans ce cas au moins, aux dépens du glycogène. Ce sujet appelle de nouvelles ^^ cherches.

Page 1