‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 326 sur 452 · FONCTION GLYCOGÊNÎQUE DU FOIE · texte numérisé non relu

FONCTION GLYCOGÊNÎQUE DU FOIE

Signalons encore dans le foie la présence de la cholesiérine.

Parmi les produits de désassimilation que Ton a rencontrés dans le foie, nous devons signaler Turée, la xanthine et Thypoxanthine *, l'acide urique, ce deroier surtout chez les oiseaux. Laguanine, Tinosite ont été rencontrées parfois, la cystine dans un seul cas. La leucine et la tyrosine sont contenues en abondance dans les foies pourris et aussi après l'empoisonnement par le phosphore '. L'acide paralactique qui a été rencontré quelquefois dans le parenchyme hépatique est peut-être un produit d'une altération survenue après la mort '. Le foie frais présente une réaction neutre ; 10 minutes après la mort, l'acidité se prononce.

Dans les foies des requins et d'autres poissons cartilagineux, Frerichs et Stâdeler ont rencontré un corps analogue à l'inosite et qu'ils ont désigné sous le nom de scyllile,

§ 278. Fonction glycogénique du foie. — L'élaboration de la bile est la principale fonction du foie : ce n'est pas la seule. Cet organe, comme quelques autres, est le siège de la formation d'un hydrate de carbone, le glycogène, qui s'y dépose à l'état insoluble et qui joue un rôle important dans les phénomènes de la nutrition (page 544).

C'est aux travaux de Cl. Bernard que la science est redevable de cette importante découverte.

Dans une longue série de recherches, entreprises à partir de 1843, ce physiologiste éminent a reconnu dans le foie l'existence d'un sucre fermentescible, la glucose, qui n'y est |.as amenée, pendant la digestion, par le sang de la veine porte; car ce sang lui paraissait exempt de matière sucrée, tandis que le sang des veines sushépatiques en est chargé. Cl. Bernard avait reconnu que la production de celte matière sucrée est , en rapport avec l'alimentation; une nourriture riche en viande et en gélatine la favorise, un régime trop riche en matières grasses la fait baisser, ainsi que l'abstinence et l'état de fièvre. Mais cette diminution est graduelle. Il avait remarque aussi qu'à la suite d'une alimentation riche en sucre ou en matière

i. Scherer. Ann, der Chenu und Pharm.j l. CVII, p. 314. Cloëtla, ib., t. XCIX, p. 289. IJopp<>-Se)ler. Pkysiol. Chem., p. 71H.

2. Sotnilsche^ek). Zf.Uschrift fiir P/ujsiol., l. III, p. 391.

Page 1