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boueuse dans les uretères et se mêle, dans le cloaque, aux excréments. C'est une bouillie formée par des grains arrondis et qui constitue, après dessiccation, une masse crétacée. EUe est formée d'acide urique et d'urates acides.
L'urine des tortues constitue une masse gélatineuse qui renferme de Turée, de l'acide hippurique et des granules d'adde urique et d'urates acides.
Dans l'urine des grenouilles on a constaté la présence de l'urée, du chlorure de sodium et d'une petite quantité de phosphate de chaux. L'urine des chenilles et des papillons renferme généralement de l'acide urique ; celle des araignées (excréments), de la guanine.
COMPOSITION DE l'uRIKE HUMAINE
g 294. La composition de l'urine est fort complexe. Ce liquide renferme en dissolution des matières organiques nombreuses, ainsi que des substances minérales, principalement des sels.
Un litre d'urine d'une densité de 1,020 laisse à l'ëvaporation un résidu de 40 à 44 grammes environ de matériaux solides. Plus dense, l'urine laissera un résidu plus considérable ; moins dense, elle contiendra moins de matériaux solides. Il existe naturellement une relation entre la densité et le poids da résidu fixe, et cette relation paraît assez simple pour qu'on puisse obtenir approximativement ce poids, exprimé en grammes, en multipliant par le coefficient 2,2 les deux dernières décimales du chiffre (à 3 décimales] qui exprime ia. densité de l'urine. Ainsi, une urine d'une densité de 1,030 laissera un résidu de 2,2X30 = 66 grammes*.
L'urée est de beaucoup le plus abondant des matériaux organiques contenus dans l'urine; les acides hippurique et urique viennent en seconde ligne. D'autres substances y sont contenues en très petite quantité, mais leur présence dans l'urine offre néanmoins une haute importance au point de vue physiologique, par la raison que ces matières sont, en qpuelque sorte, les résidus et les témoins des réactions qui se passent dans l'économie. De fait, les corps organiques éliminés par Turine
1. A. Gautier. Chimie appliquée à la phxf^iologie^ t. II, p. 12.