‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 359 sur 452 · Bensch. Ann, der Chem. und Pharm.^ t. LIY, p. 1S · texte numérisé non relu

Bensch. Ann, der Chem. und Pharm.^ t. LIY, p. 1S

amorphe qu'on obtient en ajoutant une solution de sel ammoniac à une solution d'urate neutre de potassium. Il exige pour se dissoudre 1800 parties d'eau froide. U est légèrement soloble dans l'ammoniaque qui le laisse déposer en aiguilles fines.

Tirâtes de potassium. — On obtient Yurate neutre dépotassium G'H'Âz^O'.R'en neutralisant une solution froide et étendue de potasse caustique a,\0C de l'acide urique. La solution, convenablement concentrée, laisse déposer des aiguilles fines qui constituent le sel anhydre. Ge dernier exige pour se dissoudre 44 parties d'eau froide et 35 parties d'eau bouillante. Il possède une saveur caustique et absorbe l'acide carbonique de l'air.

Lorsqu'on dirige un courant de gaz carbonique à travers It solution du sel neutre, il se forme un précipité granuleux qui constitue Vurate acide de potassium C*H'Az*O.K. Ge sel exige pour se dissoudre 800 parties d'eau froide et 80 parties d'eau bouillante.

Urates de sodium. — On en connaît deux, savoir : un sel neutre et un sel acide, qui correspondent aux sels de potassium et s'en distinguent par une solubilité moins grande dans l'eau. Jj'urate acide de sodium se rencontre fréquemment dans les sédiments sous forme de cristaux qui affectent sous le microscope la forme de prismes ou d'aiguilles groupées autour d'un centre. Ces agglomérations d'aiguilles prennent quelquefois la forme globulaire.

ACIDE ISURIQUE

C*H*AzH)»

g 303. On obtient cet isomère de l'acide urique en faisant bouillir une solution aqueuse de 2 pour 100 d'alloxantine avec 1 partie de cyanamide; il se sépare une poudre lourde, qui ressemble à Tacide urique et qui constitue l'isomère dont il s'agit. De l'alloxane reste en dissolution.

C»H*Az*0" -f CH*Az* = C»H*AzH)5 + C*H*A2«0*

alloxantine cyanamide acide alloxane

isurique

A peine soluble dans l'eau l'acide isurique se dissout dans

la potasse et est précipité de cette solution à Tétat gélatineux par Tacide chlorhydrique. En solution alcaline il est précipité en noir par le nitrate d'argent'.

ACIDE PSBUDO-ORIQUB C»H«Az*0*

§ 304. Cet acide qui représente de Tacide urique, plus une molécule d'eau, prend naissance dans les circonstances suivantes :

Lorsqu'on fait bouillir Turamile (page 691) avec une solution aqueuse concentrée de cyanate de potassium ' on obtient le sel de potassium de Tacide pseudo-urique C*H'Az*0*. Ce sel se sépare sous forme d'une poudre cristalline jaune qui renferme

C»H»KAz*O*-hH«0.

Décomposé par l'acide chlorhydrique il fournit l'acide pseudor urique qui est une poudre cristalline blanche.

Il prend naissance en vertu de la réaction suivante :

C*H«AzW -f COAzH = C'H«Az*0*

uramile aride aride

c)ani({ue pseudo-urique

Nous avons fait remarquer plus haut que l'urée résulte de Toxydation de l'acide urique dans diverses réactions. Ce fait nous permet d'envisager l'acide urique comme un produit d'oxydation incomplète des matières azotées. D'un autre côté, il établit entre l'acide urique et l'urée des relations sur lesquelles l'étude approfondie des métamorphoses de l'acide urique a jeté une vive lumière. Nous croyons devoir entrer dans quelques détails sur ce sujet, qui offre une haute importance au point de vue physiologique.

1. Mulder. Deutch, Cfiem. GeselUcfwft^ 1873, p. 1236 et 1874, p. 1633. î. Baeyer, Ann. derChem, u. Pharm,, t. GXXYII, p. 3.

APERÇU GÉKÉRAL SUR LES DÉRIVÉS DE LACIDB URfQUE

§ 305. Considérons d'abord le fait de la formation de Turëe aux dépens des éléments de Tacide urique. Oxydé par l'acide nitrique cet acide se dédouble d'abord en alloxane et en urée:

CWAzW 4- 0 + ITO = CWA2«0* + CH*Az«0

acide urique alloxane urée

A son tour Talloxane, soumise à Tébullition avec de Teau de baryte, donne de Turée, ou au moins ses produits de décomposition, et de Tacide mésoxalique.

C*H*Az«0* -h 2H«0 = C»H*0» -f CH*Az«0 alloxane acide urée

mésoxalique

L'urée qui tend à se former dans cette dernière réaction se dédouble, sous l'influence de Teau de baryte, en acide carbonique et en ammoniaque.

A la suite de ces deux réactions Tacide urique s'est donc transformé en un acide non azoté, l'acide mésoxalique, après avoir perdu dans chacune d'elles son azote sous forme d'urée. On remarquera aussi que ces deux réactions ne sont pas exactement pareilles : la première où l'oxygène intervient, est un dédoublement accompagné d'oxydation, la seconde est un dédoublement. L'alloxane renferme les éléments de l'acide mésoxalique et ceux de l'urée, moins une molécule d'eau :

aride urée mêsoxalylurée

més'jxalique (alloxane)

En d'autres termes, l'alloxane est une urée composée ou substituée; c'est la mésoxalyle-^réey c'est-à-dire de l'urée dans laquelle 2 atomes d'hydrogène ont été remplacés par le radical bivalent de l'acide mésoxalique.

Parmi les dérivés de l'acide urique il en existe un certain

nombre qui offrent une constitution analogue à celle de l'ailoxane et qu'on peut envisager, en conséquence, comme des urées substituées. De ce nombre sont :

Jj'acide dialuriquej qui résulte de Thydrogénation de l'ailoxane, et qui constitue la tarlronylurée, c'est-à-dire de l'urée dans laquelle deux atomes d'hydrogène sont remplacés par le radical diatomique (C»H«0»)" = CO-CH.OH-CO de l'acide tartronique C»H*0*(OH)».

h'acide barbiturique est la malonylurée.

Les formules suivantes expriment les relations qui existent entre les acides mésoxalique, tartronique, malonique :

p.i^CO.OH ru Au-'CO.OH ^,„^CO.OH

^"^CO.OH ^"""-^CO.OH ^" "CO.OH

acide acide acide

mé^oxalique tartronique malonique

Les dérivés de l'acide urique que nous venons de mentionner et qui correspondent à ces acides possèdent donc la constitution suivante :

alloiane aride dialurique acide barbiturique

(mésoxalyle-urée) (tartronyle-urée) (malonylurée)

U acide alloxanique qui résulte de la fixation de l'eau sur les éléments de l'alloxanc possède la constitution suivante :

p../AzH-C0-C0-C0.011 ^" AzII*

On connaît deux dérivés bromes de l'acide barbiturique, l'acide monobromobarbiturique et Tacide dibromobarbiturique, qui dérivent du premier par la substitution de un ou de deux atomes de brome à un ou deux atomes d'hydrogène.

Que, dans le radical barbiturique, on suppose un atome d'hydrogène remplacé par un groupe nitrosyle AzO, il en résultera un nouveau dérivé de l'acide urique, V acide violurique. Qu'enfin ce môme atome d'hydrogène soit remplacé par un groupe azotyle (AzO*), il en résultera de l'acide diliiurique.

Tous ces corps se rattachent, d'après M. Baeyer, à Falloxane. Ge sont des urées substituées ou uréides dans lesquelles le radical mésoxalyle de Talloxane, substitué à l'hydrogène de l'urée, s'est modifié de diverses manières. Ces radicaux renferment 3 atomes de carbone.

acide monobromcH aride dibromo-

barbiturique barbitnrique

aride violurique acide diliturique

g 306. Dans les corps que nous allons considérer maintenant, le radical à trois atomes de carbone, substitué à l'hydrogène de Turée, a fait place à un radical plus simple qui n'en renferme que deux. Les nouveaux dérivés, moins riches en carbone que les précédents, sont donc les produits d'une oxydation plus avancée.

En s'oxydant, Talloxane donne de Wcià^ parabanique comme Tacide mésoxalique donne de Tacide oxalique : l'acide parabanique est Voxalylurée :

{CW)r^{{ + 0 = CO* + (C«0«)Cg{}

acide acide

mésoxalique oxalique

(:oC^^}{;c=K)5 + 0 = co* + coC^^"/C«o*

alloxane acide parabanique

(oxalylurée)

Aux acides glycolique et glyoxylique qui peuvent être envisagés comme des produits de réduction de l'acide oxalique^ correspondent de môme des urées substituées :

CO.OH CO.OH CO.OH

CO.OH CH«.OH COH

acide oxalique acide glycolique acide glyoxylique

oxalyle-urée glycolyle-urée ^lyoxvle-urée

(«cide parabtnique) (hydantoïne) (««de allanturique)

L'hydantoïne est un produit de réduction de Tallantoïne qui se forme par l'action du peroxyde de plomb sur Tacide urique (page 703). L'acide allanturique ou lantanurique se forme lorsqu'on soumet l'acide urique à l'action oxydante d'un mélange de ferricyanure de potassium (prussiate rouge) et de potasse. Il se produit, en même temps, de l'urée.

De même que Talloxane peut fixer les éléments de l'eau pour se convertir en acide alloxanique, l'acide parabanique et l'hydantoïne peuvent se convertir, en fixant H'O, le premier en acide oxalurique C'H*Az*0*, le second en acide hydantoïque C*H'Az*0'. On indiquera plus loin la constitution de ces acides.

g 307. Tous les dérivés de l'acide urique que nous avons considérés jusqu'ici ne renferment que deux atomes d'azote comme l'urée, tandis que l'acide urique en renferme quatre. De fait, cet acide, en se convertissant en acide mésoxalique, perd deux fois les éléments de l'urée (page 680). L'acide urique est donc une diuréide. Lorsque, par le dédoublement de l'acide urique, une seule molécule d'urée est séparée de ses éléments, il en résulte une monuréide, A cette classe appartiennent les Qrées substituées, que nous venons de considérer et qui renferment deux atomes d'azote. Mais l'acide urique peut s'oxyder sans que les éléments de l'urée ou de l'ammoniaque se séparent de sa molécule (page 676). Les corps qui se forment dans de telles réactions renferment, comme cet acide, quatre atomes d'azote, ou, si l'on veut, les éléments de deux molécules d'urée : ce sont des diuréides. Il en est ainsi de l'allantolne C*H^Az*0*, qui résulte de l'action oxydante du peroxyde de plomb sur l'acide urique et qui, d'après la belle synthèse de M. Grimaux, se forme par la réaction de l'acide glyoxylique sur deux molécules d'urée.

Lorsqu'on chauffe Tallantoïne avec l'acide iodhydrique en excès, on en sépare une molécule d'urée et on la convertit en une monuréide, l'hydantoïne (page 703).

C*H«Az*0* + 2HI = CII*Az«0 + CTI^AzH)* + I*

aIlantoïn« uré« hydanto1n«

Il existe un certain nombre de dérivés de l'acide urique qui

sont engendrés par l'action réciproque de monuréides avec élimination d'eau et qui, inversement, peuvent se dédoubler en deux molécules d*urée, renfermant chacune deux atomes d'ante. Ces dérivés sont des diuréides comme l'allantoine, comme l'acide urique lui-même.

Que Ton ajoute une solution d'acide dialurique à une mAntion d'alloxane, on verra bientôt se séparer des cristaux d'aïloxantine, diuréide formée par la combinaison des deux uréides^ acide dialurique et alloxane :

adde dialariqae alloxane alloxaitiae

Réciproquement, Talloxantine peut se dédoubler en alloxane et en acide dialurique en absorbant de nouveau les éléments de l'eau. U suffirait de renverser l'équation précédente pour représenter ce dédoublement. Les dérivés suivants de l'acide urique possèdent une constitution analogue à celle de TalloxantiBe.

Vacùie alisiurit^ue CH*AzH)*, formé par Faction de l'adde chlorhydrique sur l'alloxantine (Schlieper) et qu*on peut envisiger comme une combinaison d*hydantoîne et d'acide allanturiqiK.

L\id'Je leucoiuriifue G*H^\zH)*, qui prend naissance lorsqu'on réduit une solution d*acide alloxanique en consistance sirupeuse, par une ébullition rapide (Schlieper) et qui représente une combinaison d'acide lantanurique et d*acide paraiMuique.

LticiJe ht^iurUvjue C'H'Ar'O*. que M. Schlieper a rencontré accidentellement parmi les produits d'oxydation de l'adde urique et que M. Baeyer pn^pare en chauffant Tacide dialurique à 130^. avec de la crlycêrine. On peut Tenvisager comme une diunêide renfermant les éléments de l'acide barbiturique et de lacide dialurique.

Les équations suivantes représentent la génération de ces diuréides.

a£iUa'.xr9t(«t >md«LX9fw >9.*vCc>f«r

ALLOXANE. 685

On peut représenter cette constitution par des formules développées, analogues à celles par lesquelles nous avons exprimé la constitution des uréides à deux atomes d'azote. Mais ces formules, un peu compliquées, n'offriraient aucun soulagement pour la mémoire, et les développements que comporterait ce sujet nous entraînerait au delà des limites que nous nous sommes imposées dans cet ouvrage. Qu'il nous suffise de décrire dans les pages suivantes les dérivés et les congénères les plus importants de l'acide urique.

ALL0Xâ>'E.

AzH- (jU

^ 308. Ce corps a été découvert par Brugnatelli qui l'a décrit sous le nom d'acide érythrique. Il a été principalement étudié par Liebig et Wôhler et par M. Schlieper.

État naturel, — Liebig a rencontré une seule fois l'alloxane dans les matières d'une évacuation alvine, de nature pathologique. On a prétendu, mais sans preuves suffisantes, l'avoir trouvé dans des urines pathologiques.

Préparation, P. — On introduit dans un vase en verre ou en porcelaine entouré d'eau froide 1 partie 1/2 à 2 parties d'acide nitrique concentré (densité 1,4 à 1,42] et on y ajoute petit à petit une partie d'acide urique, en agitant continuellement et en attendant, avant d'ajouter une nouvelle portion que la précédente soit entièrement dissoute. Il faut avoir soin d'éviter que la température ne s'élève au delà de 30 à 35 degrés. On remarque une effervescence due au dégagement d'acide carbonique, d'azote et de vapeurs nitreuscs. L'action se ralentit vers la fin de l'opération et il se dépose des cristaux d'alloxane. On abandonne alors le tout dans un endroit frais, et l'on recueille, sur un entonnoir bouché avec une mèche d amiante, le magma cristallin qui se sépare du jour au lendemain. On lave les cristaux avec une très petite quantité d'eau froide, et on les purifie en les dissolvant dans une quantité aussi petite que possible d'eau chauffée à 60 ou 80 degrés. La solution filtrée cristallise par le refroidissement, et l'eau mère laisse

ALLOXANE. 687

Elle possède une saveur astringente et colore la peau en pourpre, au bout de quelque temps. Avec les sels ferreux elle donne ^e coloration d'un bleu foncé, mais point de précipité.

Décompositions de Valloxane : 1° Par rébulÛtion de sa solution aqueuse Talloxane se décompose avec dégagement de gaz, ^rbonique et formation d'acide parabanique et d'alluxantine ;

2^ Soumise à Télectrolyse, une solution aqueuse d'alloxane donne, au pôle positif, un dégagement d'oxygène et au pôle 'i^gatif, des cristaux d'alloxantine ;

3^ Lorsqu'on fait bouillir Talloxane avec de l'acide azotique étendu, elle se décompose en acide carbonique et en acide Parabanique :

alloxane acide parabanique

, ^* Lorsqu'on chauffe une solution aqueuse d'alloxane avec

peroxyde de plomb, il se dégage du gaz carbonique, il se

l ^^ipite du carbonate de plomb et de l'urée reste en disso-

CWA2*0* 4- 2PhO* 4- H*0 = Cll*Az*0 -f 2C0''Fb 4- CO* alluxane urée carbonate

lie plomb

S rinfluence des agents réducteurs tels que l'hydro- »sant dégagé par le zinc ou l'étain et l'acide chlorhyi 'hydrogène sulfuré ou l'acide iodhydrique, Talloxane ^^ti X d'abord en alloxantine et finalement en acide dial-

2C*JPAz«()» 4- Il« = C^Il^VzK)^ 4- 11*0 alloxane alloxantine

C»H*Az«0* 4- ir< = (:*Il*Az*(>*

alloxane acide dialurique

^*on fait bouillir l'alloxane avec des solutions alca- ^^ Irëes elle se dédouble en acide mésoxalique et en

CMPAzH)» + 2IIH) =<:MI*()» 4- Cll»Az*0

alloxane acide mes- urt'c

oxalique

Sous rinfluence des solutions alcalines faibles, telles que Teau de baryte, Teau de chaux, un mélange de chlorure de baryum et d'ammoniaque, etc., Talloxane se convertit à froid, en acide alloxanique : il se précipite graduellement de Talloxanate de baryum ou de calcium :

^^ AzU CO-^^ + H«0 - CO^j^

alloxane acide alloxanique

7^ Lorsqu'on chauffe doucement une solution d'alloxane avec un excès d'ammoniaque, elle jaunit et laisse déposer par le refroidissement une masse gélatineuse de mycomélate d'ammonium :

alloxane aride myconiélique

L'acide mycomélique C*H*Az*0* se sépare sous forme d'une masse gélatineuse, lorsqu'on décompose son sel d'ammonium par l'acide sulfurique étendu.

ACIDE ALLOXAMQUB.

AzH«

g 309. Ce corps a été découvert par Liebig et Wôhler en 1838. Nous avons indiqué plus haut son mode de formation par l'action de l'eau de baryte, ou du mélange de chlorure de baryum et d'ammoniaque, sur Talloxane.

Préparation. — Pour le préparer, on décompose Talloxanatc de baryum, délayé dans l'eau par un léger excès d'acide sulfarique. La liqueur, séparée par le filtre du sulfate de baryum et évaporée dans le vide, laisse un résidu cristallin, qui est l'acide alloxanique.

Propriétés. — Cet acide se présente sous forme d'aiguilles incolores et dures, disposées en groupes radiés, ou sous forme de mamelons. Ces cristaux sont inaltérables à l'air. Ils possèdent

ACIDE MÉSOXALIQUE. 689

ane saveur acide avec un arrière-goût douceâtre. Ils sont très solubles dans Teau et se dissolvent dans 5 à 6 parties d*alcool. Lorsqu'on fait bouillir la solution aqueuse d'acide alloxanique, de manière à la réduire rapidement en consistance sirupeuse, il se dégage du gaz carbonique et il se forme de Tacide allan* turique, de Tacide leucoturique et de Thydantoîne.

Chauffé avec lacide azotique Tacide alloxanique s'oxyde et se convertit en acide parabanique, avec dégagement de gaz carbonique.

L'acide alloxanique est bibasiquc. L'alloxanate de baryum renferme C*H*BaAz»0*-+-4H*0. Lorsqu'on le fait bouillir avec de l'eau, ce sel se dédouble en mésoxalate et en urée.

C^H^Azn)» + 11*0 = C'»H*0« + CH*Az«0

acid« acide uree

alloxanique mésioxaJiquc

ACIDE «ÉSOXALIQU .

g 310. Nous avons indiqué ci-dessus (page 687) les modes de formation de cet acide. Pour Tisoler, on décompose son sel de baryum par l'acide sulfurique ou son sel de plomb par l'hydrogène sulfuré et l'on évapore la solution jusqu'à cristallisation.

Les cristaux d'acide mésoxalique, qui renferment une molécule d'eau, offrent une forte réaction acide. Ils fondent à 115% sans perdre de l'eau. Ils sont déliquescents et leur solution se dédouble par la concentration en acide carbonique et en acide oxalique. Neutralisée par l'ammoniaque, elle donne avec les sels de baryum, de strontium et de calcium des précipités blancs. L'acide s'unit aux bisulfites alcalins, comme les acides acétoniques, c'est-à-i^ire les acides qui renferment un groupe CO. Par l'action de l'hydrogène naissant, dégagé par l'amalgame de sodium et l'eau, l'acide mésoxalique se convertit en acide tartronique (Baeyer).

^^^co.OH + " -^"^""^^CO.OH

acide acide

mé-ioxaliqiie lartroiiique

WtmTZ. — BIOL. kk

Sous rinfluenco des solutions alcalines faibles, telles que Teau de baryte, Toau de chaux, un mélange de chlorure de baryum et d'ammoniaque, etc., rallozane se convertit à froid, en acide alloxanique : il se précipite graduellement de l'alloxanate de baryum ou de calcium :

^^ AzU CO-^^ + H«0 - CO^j^

alloxane acide alloxanique

7** Lorsqu'on chauffe doucement une solution d'alloxane avec un excès d'ammoniaque, elle jaunit et laisse déposer par le refroidissement une masse gélatineuse de mycomélate d'ammonium :

alloxane acide myeoméliqoe

L'acide mycomélique C*H*Az*0* se sépare sous forme d'une masse gélatineuse, lorsqu'on décompose son sel d'ammonium par l'acide sulfurique étendu.

ACIDE ALLOXAMQUB.

cwAz«o'= coC^«:Co-co^o.OH

AzH"

g 309. Ce corps a été découvert par Liebig et Wôhler en 1838. Nous avons indiqué plus haut son mode de formation par l'action de l'eau de baryte, ou du mélange de chlorure de baryum et d'ammoniaque, sur l'alloxane.

Préparation, — Pour le préparer, on décompose l'alloxanatc de baryum, délayé dans l'eau par un léger excès d'acide sulfurique. La liqueur, séparée par le filtre du sulfate de baryum et évaporée dans le vide, laisse un résidu cristallin, qui est l'acide alloxanique.

Propriétés. — Cet acide se présente sous forme d'aiguilles incolores et dures, disposées en groupes radiés, ou sous forme de mamelons. Ces cristaux sont inaltérables à l'air. Ils possèdent

ACIDE MÉSOXALIQUE. 689

ane saveur acide avec un arrière-goût douceâtre. Ils sont très solubles dans l'eau et se dissolvent dans 5 à 6 parties d*alcool . Lorsqu'on fait bouillir la solution aqueuse d'acide alloxanique, de manière à la réduire rapidement en consistance sirupeuse, il se dégage du gaz carbonique et il se forme de l'acide allan* turique, de l'acide leucoturique et de Thydantoïne.

Chauffé avec lacide azotique l'acide alloxanique s'oxyde et se convertit en acide parabanique, avec dégagement de gaz carbonique.

L'acide alloxanique est bibasiquc. L'alloxanate de baryum renferme C*H*BaAz*0*-+-4H'0. Lorsqu'on le fait bouillir avec de l'eau, ce sel se dédouble en mésoxalate et en urée.

acide acide urée

alloxanique méàoxalique

ACIDE «KSOXALIQU .

g 310. Nous avons indiqué ci-dessus (page 687) les modes de formation de cet acide. Pour Tisoler, on décompose son sel de baryum par l'acide sulfurique ou son sel de plomb par l'hydrogène sulfuré et l'on évapore la solution jusqu'à cristallisation.

Les cristaux d'acide mésoxalique, qui renferment une molécule d'eau, offrent une forte réaclion acide. Ils fondent à 115^, sans perdre de l'eau. Ils sont déliquescents et leur solution se dédouble par la concentration en acide carbonique et en acide oxalique. Neutralisée par l'ammoniaque, elle donne avec les sels de baryum, de strontium et de calcium des précipités blancs. L'acide s'unit aux bisulfites alcalins, comme les acides acétoniqueSy c'est-à-i^ire les acides qui renferment un groupe CO. Par l'action de l'hydrogène naissant, dégagé par l'amalgame de sodium et Teau, l'acide mésoxalique se convertit en acide tartronique (Baeyer).

aride acide

iné-M)xaliqii«' lartronique

MiURTl. — BIOL. kk

L'&cide mësoxalique est un acide bibanque. Son sel de baryum C^O'^Bâ, se forme lorsqu'on fait bouillir une solution saturée d'alloxanate de baryum (page 689). On obtient un précipité qui renferme du mésoxalate de baryum mêlé à de l'ailoxanate et du carbonate et une solution qui abandonne après Tévaporation du mësozalate de baryum et de Turée en croûtes cristallines. On sépare Turée au moyen de l'alcool.

L'acide mésoxalique et les mésoxalates retiennent à llCh» une molécule d'eau. On pourrait donc envisager cet acide comme renfermant deux groupes OH. Ce serait l'acide dioxy^nalonique :

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