‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 390 sur 452 · Ann, der Ckem, u. Pharm,, l. CLXIV, p · texte numérisé non relu

Ann, der Ckem, u. Pharm,, l. CLXIV, p

4. Kretochy. Berichle der Deutsch. Chem, GueUst^,, t XII, p. 1673.

ACIDE UROGANIQUE. 733

ACIDE UROGANIQUE C"H"A2H)^ + 4U«0.

Cet acide a été découvert par M. Jaffë^, qui Ta rencontré accidentellement, mais en quantité notable, dans l'urine d'un chien. L'extrait alcoolique de cette urine additionné d'acide sulfurique, ayant été épuisé à plusieurs reprises par de grandes quantités d'éther, le résidu s'est pris en une masse de cristaux. Ceux-ci ont été essorés, débarrassés par une petite quantité d'eau froide puis d'alcool, d'une trace d'urée, puis purifiés par cristallisation dans l'eau chaude. On obtient le sulfate, qu'on décompose exactement par la baryte.

L'acide urocanique cristallise en longs prismes minces ou en fines aiguilles incolores. Il renferme 4 molécules d'eau de cristallisation qui se dégagent à 105^. Peu soluble dans l'eau froide, il se dissout assez facilement dans l'eau bouillante. Il est insoluble dans l'alcool et dans l'éther. Il s*unit à la fois aux acides et aux bases. Il fond de 212 à 213^, avec dégagement d'eau et d'acide carbonique et formation d'une huile jaune brun qui se prend par le refroidissement en une masse vitreuse. Ce corps est une base que M. Jaffé nomme urocanine et dont il représente la formation par l'équation suivante :

C»«ll»«Az*0* = C"H*OAz*0 4- C0« -f 11*0

acide urocanique. urocanine.

L'urocanine est amorphe, soluble dans l'eau.

Sa solution aqueuse présente une forte réaction alcaline. Elle forme des sels amorphes et un chloroplatinate qui se précipite en flocons jaunes devenant peu à peu cristallins. Ce chloroplatinate renferme

(:»«IP0AzH).2HCI.FlCl*.

Le dédoublement remarquable que subit l'acide urocanique sous l'influence de la chaleur le rapproche de l'acide kynurénique.

1. Berichte der DeuBtch.cKem,Qe8elUch.^L WU, p. 1669 et t. IX, p. 811.

UATIÈRKS COLORARTES DE L*URIKE

La matière colorante jaune de l'urine a ëtë l'objet d'uo grand nombre de travaux, mais n'est pas connue à rétmt de pureté. M. Thudichum la décrit, sous le nom d'uroehrome, comme une substance d'un jaune pur^ soluble dans Teau, qu'elle colore en jaune, moins soluble dans Téther, peu so* lubie dans l'alcool. Exposée à l'air, la solution aqueuse rougit, surtout après avoir été acidulée, et laisse déposer des flocons bruns. M. Thudichum a indiqué un mode de préparation et divers produits de dédoublement de cette matière^ dont l'étude est à reprendre.

Urobiline. — La matière colorante la mieux définie de Turine a déjà été mentionnée comme un produit de réduction de la bilirubine i hydrobilirubine, p. 226). Elle a été décrite par M. Jaffé ' sous le nom d'urobUine, Elle n'existe pas dans les urines normales, mais se rencontre généralement dans celles des fébricitants, et surtout dans l'urine ictérique.

D'après M. Disque *, Turine normale renfermerait un produit de réduction de Turobiline (hydrobilirubine) qui se convertit partiellement en bilirubine, à l'air, en absorbant de Toxygène.

Préparation, Pour extraire Turobiline de Turine, M. Jaffé a employé le procédé suivant. On verse dans l'urine un grand excès d'ammoniaque, on filtre et Ton ajoute du chlorure de zinc tant qu'il se fait un trouble. Ce précipité est épuisé successivement par l'eau froide, par l'eau chaude, par l'alcool, puis séché à basse température. On l'épuisé ensuite par l'ammoniaque et Ton ajoute à la solution de l'acétate de plomb. Il se forme un précipité rouge qu'on lave et qu'on sèche et qu'on décompose par Tacide sulfurique après l'avoir délayé dans l'alcool. L'uroLilinc reste après l'évaporation de la solution alcoolique.

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