Ceniralblalt f. d. Modizin, ^yisscnsch, 1868, n
^. llo|»|>e-bi»>lcr, ZeUschrifi in ph.jsik, c/iem., tome 11, p. 271.
UHOBILINE. 735
Un procédé plus simple consiste à précipiter l'urine par le sous-acétate de plomb, délayer le précipité dans Talcool et le décomposer par Tacide sulfurique. A la solution alcoolique filtrée on ajoute maintenant son volume d'eau, puis on l'agite avec le chloroforme. Gelui-ci abandonne l'urobiline après Tévaporation, sous forme d'un pigment brun rouge amorphe, qu'on purifie en le reprenant à plusieurs reprises par le chloroforme.
Pour retirer Turobiline de l'urine ictérique, on commence par précipiter le pigment biliaire par Teau de chaux, puis après avoir enlevé l'excès de chaux par un courant de gaz carbonique, on ajoute du sous«acétate de plomb et Ton continue, comme il a été dit plus haut.
On attribue à Turobiline la formule
Propriétés. L'urobiline est une poudre rouge brun à reflets verts. Peu soluble dans l'eau, elle se dissout dans l'alcool, dans le chloroforme et dans l'éther. La solution chloroformique est rouge brunâtre.
L'urobiline se dissout aussi dans les acides et dans les alcalis.
Les solutions montrent une bande d'absorption très prononcée, surtout lorsqu'elles sont acides, entre les lignes 6 et F du spectre solaire, caractère qui démontre l'identité de l'urobiline avec l'hydrobilirubine.
La solution ammoniacale d'urobiline ofi're, après addition de chlorure de zinc, une couleur rose ou grenat et une fluorescence verte. Ce caractère lui est pareillement commun avec l'hydrobilirubine.
On ne saurait affirmer que Turobiline constitue l'unique matière colorante jaune de l'urine, puisque certaines urines normales n'en renferment point, d'après M. Jaffé, à l'état frais. Mais dans de telles urines les réactions spectroscopiques de Turobiline, d'abord absentes, se développent au bout de quelques heures. Quoi qu'il en soit, dans les urines fortement colorées en jaune renfermant de l'urée, d'après E, Salkowsky*,