Ann. de Chimif et de Phys, [a|, t. LXVIII, p. 3'i
2. DuU. de la Soc. chim.^ t. XVI, p. 32 et Comptes rendus, I. LXXIU, p. 1219.
3. Liebig's Annalen derChem. u. Pharm.j t. CCI, p. 369, 1880.
direct de celte hydratation, soit un produit d'oxydation des nombreuses matières azotées auxquelles elle donne naissance.
Rappelons à cet égard l'opinion de M. Schûtzenberger qui considère les matières albumino!des comme des combinaisons complexes d'urée et d'oxamide, combinaisons dont l'hydratation dans l'économie devrait laisser de l'urée, Toxamidc se convei^ tissant facilement en urée par oxydation.
Dans cette hypothèse l'urée serait un produit direct de Thydratation des matières albuminoîdcs. Mais il est évident que les phénomènes d'oxydation prennent une part importante dans ce travail de simplification moléculaire, puisque les autres produits de cette hydratation disparaissent en très grande partie.
Dans certaines affections, particulièrement dans Tatrophie aiguë du foie, on voit apparaître dans l'urine quelques-uns de ces produits, notamment, en abondance, la leucine, la tyrosine * et d'autres produits qui seront signalés plus loin. L'urée, au contraire, disparaît en grande partie. Ne serait-on pas en droit de conclure de ce fait que les produits azotés dont il s'agit, qui résultent de Thydratation des matières albuminoîdcs, sont oxydés dans les conditions ordinaires et convertis en urée? Ils n'existent pas dans l'urine normale, même dans les cas d'ictère*.
Voici un fait qui semble venir à l'appui de celte manière de voir : l'ingestion du glycocollc, de la leucine, de l'asparaginc, augmentent la proportion d'urée excrétée. MM. Schultzen et Ncncki considèrent donc ces acides amidés comme les sources de l'urée dans l'économie et cette conclusion a été vérifiée par M. E. Salkowski. D'après ce dernier savant, le glycocoUe, la sarkosine et l'alaninc augmentent sensiblement la proportion d'urée excrétée, sans qu'on puisse attribuer ce fait à une exagération des phénomènes de désassimilation, car la proportion d'acide sulfurique excrétée par les urines n*augmente pas^.
Quoi qu'il en soit, il resterait toujours à préciser le procédé
1. Friodrichs, Klinike der Leberkrankhnlen. Braunschweig, 1858.