Modrzejewftki, Maly's Jahresbericht^ 1873, p
oxalique, dans des proportions qui répondent à l'hydratation de l'urée et de Foxamide; 2'' de Tacide acétique; 3* un mélange d'acides amidés dans lesquels le rapport C : il est sensiblement égal à 1 : 2 et celui de Âz : 0 => 1 : 2 : il en résulte que ces acides amidés sont constitués, à peu de chose près, par un mélange à parties égales d'acides C"H** + *AzO* et d'acides
C"H*'»-*AzO*(p. W).
En tenant compte à la fois des proportions relatives de ces divers produits de dédoublement et de la composition centésimale de la gélatine, M. Schûtzenberger a été conduit à proposer pour cette substance et les substances voisines la formule
(r« H»«* AzW o»,
donnée plus haut.
En soumettant la colle forte à la putréfaction en présence du pancréas de bœuf, à une température de 40% M. Nencki*, a constaté, au bout de 24 heures, la formation des produits suivants : pèptone de gélatine, leucine, glycocolle, acides gras volatils (acétique, butyrique, valérique), ammoniaque, acide carbonique. Après une digestion de 17 heures, le liquide était riche en peptone et en acide valérique. L'auteur admet que les acides gras résultent du dédoublement des homologues du glycocolle. 11 a constaté en outre la formation d'une base volatile présentant une composition voisine de celle de la triméthylamine et d'une base qu'il considère comme isomérique avec la collidine C* H" Az. 11 n'a pas obsené la formation de l'indol.
CHONDROGÈNE 00 GARTILAGÉIKE.
S 42. Le chondrogène est la substance fondamentale du tissu cartilagineux ordinaire ou hyalin. Cette substance est souvent interposée entre les ûbres des cartilages fibreux et des cartilages élastiques; elle est contenue aussi dans les cartilages des os avant leur ossification. Elle se distingue du cartilage fibreux en ce qu'elle ne donne pas, comme celui-ci, de la gélatine par la coction, mais de la chondrine. On la rencontre en
i. Hoppe-Seyier, Jahre^>erkht, u M, p. 31.
CHONDRINE. 4S9
abondance dans les cartilages articulaires et les matières les plus prq>re8 à la fournir jsont les 'cartilages des fausses côtes. D'après M. Schaefer^, elle existerait, indépendamment- de la cellulose, dans les enveloppes des tuniciens. M. Fubini' l'a rencontrée dans la cornée d'un grand nombre d'animaux.
Pour isoler le chondrogène, on divise autant que possible les cartilages des fausses côtes et on les épuise successivement par l'eau acidulée, par l'eau légèrement ammoniacale, enfin par l'alcool et par l'éther. Cette substance est à peine connue dans ses propriétés. A l'état frais, elle se présente sous forme d'une masse amcH*phe, ou à ponctuation fme, élastique, demi-transparente, assez analogue à l'opale. Après la dessiccation, elle se gonfle très peu dans l'eau froide, dans laquelle elle est insoluble; elle se gonfle encore moins dans l'acide acétique. Les acides et les alcalis étendus ne paraissent pas l'altérer. Soumise à une longue ébullition avec de l'eau, ou chauffée pendant 2 ou 3 heures avec ce liquide dans la marmite de Papin, elle se dissout en formant une liqueur fortement opaline, qui fait gelée par le refroidissement.
CHONDRINE.
§ 43. Ce corps est le produit de la transformation du chondrogène par l'action de l'eau, à une température de 100 à 120^ comme il vient d'être dit.
Les solutions chaudes de chondrine se prennent, par le refroidissement, en une gelée qui est insoluble dans l'eau froide, très soluble dans les alcalis et dans l'ammoniaque. Par une ébullition prolongée, les solutions de chondrine perdent la propriété de se prendre en gelée; il paraît se former ainsi une modification soluble de la chondrine, présentant d'ailleurs les autres propriétés de cette substance. L'alcool précipite la solution de chondrine. Cette dernière se distingue très facilement de la solution de gélatine par les caractères suivants.
Elle est précipitée par les acides minéraux, même très étendus, un excès du réactif dissolvant le précipité. Elle est même précipitée par la solution d'acide sulfureux.