‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 444 sur 452 · Annalcn der Chemie u. Pharm,, Bupplêm. II, p · texte numérisé non relu

Annalcn der Chemie u. Pharm,, Bupplêm. II, p

Pour les isoler, M. Hoppe-Seyler * recommande le procédé suivant. On évapore en consistance sirupeuse au moins 800 centimètres cubes d*urine, on ajoute au résidu refroidi de l'alcool et de Tacide chlorhydrique ; on filtre et on lave le résidu à l'alcool. Les liqueurs alcooliques étant réunies, on les sature exactement par la soude, on chasse Talcool par distillation et, après avoir ajouté au résidu de Tacide oxalique, on agite à plusieurs reprises avec de Téther additionné d'un peu d'alcool. On distille l'éther et on ajoute au liquide qui reste un lait de chaux jusqu'à réaction alcaline, en ayant soin de chauffer. La liqueur filtrée, réduite à un petit volume par l'évaporation et sursaturée par l'acide chlorhydrique laisse déposer l'acide hippurique par le repos. On recueille cet acide sur un filtre taré, et, après lavage et dessiccation, on le pèse. Le résultat est approximatif.

Dosage de Tacide ozaliqae. — M. Neubauer l'effectue par le procédé suivant : 400 à 600 centimètres cubes d'urine sont précipités par le chlorure de calcium, avec addition d'ammoniaque. Le précipité est recueilli sur un filtre, puis détaché et traité par l'acide acétique dont il faut éviter un trop grand excès. Au bout de 24 heures on filtre de nouveau, on lave le précipité par Teau et on le traite, sur le filtre, par quelques gouttes d'acide chlorhydrique qui le dissout en laissant de l'acide urique. Après avoir lavé, on précipite de nouveau Toxalate de chaux, en sursaturant la liqueur filtrée par l'ammoniaque. Au bout de 24 heures on recueille le précipité, on le dessèche et on le calcine fortement dans un creuset de platine. Le poids de la chaux caustique multiplié par 1.6071 donne celui de lacidc oxalique.

Détermination de la créatinine, de la zanthine. — Pour doser la créatinine dans l'urine, M. Neubauer procède de la manière suivante : 30 centimètres cubes d'urine sont traités par un lait de chaux jusqu'à réaction alcaline, puis additionnés de chlorure de calcium. Au bout de quelques heures le tout est jeté sur un filtre, le précipité est lavé, la liqueur filtrée est rapidement évaporée au bain-marie, presque à siccilé, et le

1 . Ilandbuch der Physioloffisch. und Palholoffisdi, Chemiachen Analyse, A" Mi\.. \). 185.

puis une solution de phosphotungstate de sodium. Le précipite qui renferme la créatinine est lave, puis décomposé à l'ébuUitien par Teau de baryte. La liqueur filtrée et débarrassée do l'excès de baryte par un courant de gaz carbonique fournit avec le chlorure de zinc la combinaison caractéristique de la créatinine. L'eau mère de ces cristaux étant sursaturée par l'ammoniaque et additionnée d'azotate d'argent ammoniacal, fournit un précipité qui renferme la xanthine. Dissous dans Tacide nitrique il donne des cristaux de nitrate de xanthine et d'argent.

Recherche et dosage de la substance indigogène dans l'urine. — Pour rechercher dans l'urine la substance qui fournit l'indigo ( indoxylsulfate de potassium), M. W. Weber conseille d'ajouter à 30 centimètres cubes d'urine un égal volume d'acide chlorhydrique et une ou 2 gouttes d'acide nitrique étendu. On chauffe à l'ébullition. La couleur du mélange devient de plus en plus foncée, finalement brune, avec un reflet rouge violet en présence de beaucoup d'indigo. On laisse refroidir. et l'on agite la liqueur avec de l'éther : celui-ci se colore en rose, en cramoisi ou en violet et se recouvre d'une mousse bleue. Dans le cas où il ne se séparerait pas rapidement, on ajoute quelques gouttes d'alcool qui fait disparaître la mousse, en m6mc temps que l'éther alcoolisé prend une teinte bleue et laisse déposer peu à peu de l'indigo à la surface de séparation des couches aqueuses d'éther.

Quant au dosage de l'indigo résultant de l'oxydation de l'indoxylsulfate de potassium, il peut s'effectuer approximativement en opérant sur une solution alcoolique d'extrait d'urine, celleci ayant été préalablement débarrassée d'acide phosphorique^ par un lait de chaux et le chlorure de calcium, puis évaporée, en ayant soin de maintenir la réaction légèrement alcaline. La solution alcoolique qui renferme l'indoxylsulfate est débarrassée d'alcool par distillation, et le résidu dissous dans l'eau est traité par l'acide chlorhydrique fumant auquel on a ajouté au préalable quelques gouttes d'une solution concentrée de chlorure de chaux. On laisse reposer pendant 12 heures, on recueille le précipité sur un filtre taré, on le lave successivement à l'eau chaude, puis avec de l'ammoniaque étendue, finalement avec de l'eau pure.

Recherche et dosage de l'albumine. — Les urines nor-

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maies renferment quelquefois un corps albuminolde non coagulable par la chaleur et qui ne précipite ni par l'acide nitrique, ni par le ferrocyanure de potassium et l'acide acétique, mais bien par l'alcool, par le tannin, par le sublimé corrosif et par le phosphotungslate acide de sodium '. Ce sont là les caractères ^des peptones.

Dans les circonstances qui ont été indiquées, on rencontre dans l'urine une matière albuminoïde coagulable par la chaleur, par l'acide nitrique, par l'alcool. C'est de l'albumine proprement dite ou plutôt un mélange de serine et de globuline. Quelques auteurs admettent aussi la présence dans certaines urines de la paraglobuline, de la myosine, cette dernière substance se rencontrant principalement dans les cas de dégénérescence amyloïde des reins.

Pour rechercher la présence de l'albumine dans l'urine il suffit de la porter à TébuUition dans un tube bouché : il se forme un précipité floconneux auquel on ajoute quelques gouttes d'acide nitrique, dans lequel il est insoluble. Ce dernier caractère est important, car certaines urines donnent par TébuUition un précipité de phosphate calcique qui est solublc dans l'acide nitrique. Les urines qui ne renferment qu'une petite quantité d'albumine ne se troublent pas par Tcbullition; mais elles précipitent par l'acide nitrique. Un réactif plus sensible encore est l'acide métaphosphorique que l'on se procure facilement en dissolvant dans un excès d'eau froide, une petite quantité d'anhydride phosphorique Pour doser l'albumine dans Turine, Scherer recommande d'en porter à l'ébuUition 30, 50 ou môme 100 centimètres cubes dans une capsule de porcelaine chauffée par une petite flamme. On remue continuellement et on ajoute quelques gouttes d'acide acétique •très étendu pour que l'albumine se réunisse en flocons dans une liqueur claire. Le dépôt est recueilli sur un filtre préalablement séché à 120^ et taré. Après filtration et lavage à l'eau, l'alcool et l'élhcr, on dessèche à 120° jusqu'à ce que le poids soit devenu constant. On peut ensuite incinérer le filtre et déduire le poids des cendres du poids de l'albumine obtenue.

Ce procédé donne des résultats un peu faibles, par la raison

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