‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 446 sur 452 · L*ANNEAU · texte numérisé non relu

L*ANNEAU

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On voit par ces chiffres môme que la méthode n'est qu'approximative. M. Brandberg, qui a fait de son côté des expériences sur cette méthode, est arrivé au même résultat (Matt/s Jahresbericfil, t. X, p. 266'. Il trouve avantageux d'opérer sur de l'urine préalablement étendue de 9 volumes d'eau.

Le procédé de dosage le plus expédilif et le plus correct de l'albumine repose sur l'emploi du polarira^t^e, qui porte à cet effet une graduation spéciale. Il donne des résultats exacts à deux millièmes près, pourvu que l'urine ne soit ni trouble ni trop foncée.

Après avoir vérifié le 0 de l'instrument, on introduit l'urine dans un tube long de ICO millimètres et on rétablit l'égalité de

l. (îazrtte im-dicak' dr Slrasbowy, 1880, p. «ig et Mal\fêJahrrsbcrirh\ t. X, p. im.

teinte des deux demi-discpes. L'ëcheile donne la quantité d'albumine en grammes, correspondante à la déviation observée.

Dans le cas où la proportion d'albumine est très faible et que Turine est peu colorée, on peut employer un tube long de 200 millimètres. On divise alors la quantité d'albumine par deux. La proportion d'albumine dans l'urine ne dépasse généralement pas 1 pour 100.

Dosage de la glucose. — La recherche de la glucose dans l'urine est facile à effectuer au moyen de la liqueur cupropotassique comme il a été dit déjà.

On peut mettre à profit la môme réaction pour le dosage de la glucose.

Pour cela on se procure d'abord le liquide cupropotassique. On dissout 260 grammes de tartrate sodico-potassique dans 200 grammes d'eau, l'on ajoute à cette solution 500 grammes de lessive de soude à 24^ Baume; d'autre part, on dissout 36^,46 de sulfate de cuivre cristallisé pur dans 140 grammes d'eau; on verse peu à peu cette dernière solution dans la solution alcaline de sel de seignette et on ajoute de l'eau de façon à obtenir 1 litre de liquide à 15®. 1 centimètre cube de cette liqueur titrée est décoloré à Tébullition par 5 milligrammes de glucose, le cuivre étant précipité à l'état d'oxydule. On conserve cette liqueur titrée dans de petits flacons bouchés à rémeri, et, avant chaque dosage, on porte une petite quantité du réactif à l'ébullition dans un tube bouché. Il est bon pour l'usage, s'il reste parfaitement transparent après le refroidissement.

Pour procéder à un dosage de glucose on verse dans une petite capsule de porcelaine un volume connu du réactif titré, 10 centimètres cubes par exemple, on l'étend de 2 à 3 fois son volume d'eau, on porte à l'ébullition et on y verse goutte à goutte au moyen d'une burette, jusqu'à décoloration complète, l'urine étendue pareillement de 2 à 3 fois son volume d'eau. Le volume d'urine qui aura été dépensé, contenant 50 milligrammes de sucre, si Ton avait employé 10 centimètres cubes de liqueur cupro-potassique. Ce procédé, très expéditif, donne des résultats suffisamment corrects, car d'une part l'urine normale ne renferme que des traces de substances réduisant la liqueur cupro-potassique telles que acide urique, combinaison de l'acide glycuronique, matières extractives, et d'autre part elle

ne contient que des traces de substances qui maintiennent le cuivre en dissolution comme le fait la créatinine. M. Maly conseille de traiter Turine par le charbon animal avant de procéder au dosage de la glucose. D'après lui, cet agent enlève certaines substances qui pourraient masquer la réaction.

S'agit-il de doser de très petites quantités de glucose dans l'urine, on peut précipiter celle-ci par Tacétale neutre de plomb, filtrer, ajouter du sous-acétate et de Tammoniaque. Il se forme un nouveau précipité qui renferme la glucose. On le recueille, on le lave, on le délaye dans Teau et on le décompose par l'hydrogène sulfuré. La glucose se trouve dissoute dans la liqueur filtrée; on concentre celle-ci et on y dose la glucose par le réactif cupro-potassique.

On peut doser la glucose en la dédoublant par la fermentation et déterminant, par perte, la quantité d'acide carbonique dégagée. Pour cela on se sert de l'appareil à 2 ballons recommandé par Will et Varrentrapp et qu'on a soin de tarer avant l'opération.

Le premier ballon reçoit l'urine à laquelle on ajoute une certaine quantité de levure de bière. Il communique par un tube recourbé à 2 angles droits avec un second ballon rempli d'acide sulfurique. La fermentation s'étant établie, on laisse l'acide carbonique se dégager, au sortir du deuxième ballon où il s'est engagé. Au bout de deux jours on aspire de l'air dans l'appareil et Ton détermine la perte de poids qui représente la quantité d'acide carbonique dégagé. Le poids de cet acide carbonique multiplié par 2,045 donne le poids de la glucose.

Le saccharimètre fournit un moyen expéiiitif et exact de doser la glucose dans Turine à condition qu'on ait éliminé au préalable les substances optiquement actives telles que l'albumine et l'inosile. La première est éliminée par l'ébullition en présence d'une trace d'acide acétique. Quant à l'inosile, on peut s'en débarrasser en évaporant l'urine à siccité et reprenant le résidu par l'alcool froid à 86* centigrades. La glucose se dissout ; l'inosite reste dans le résidu.

Dans la plupart des cas on peut examiner directement l'urine au saccharimètre ; si elle était trop colorée il conviendrait de la traiter au préalable par le charbon animal.

Nous ne pouvons décrire ici le jsaccharimètre. Rappelons

seulement le principe sur lequel est fondé cet instrument autrefois construit par Soleil. La déviation dextrogyre de la glucose y est compensée par la déviation en sens opposé que fait éprouver à la lumière polarisée une lame de quartz dont on peut faire varier l'épaisseur. Le saccharimètre de Soleil est gradué de telle façon que, pour un tube long de 20 centimètres et rempli de liquide actif; une division correspond à Oc',1647 de sucre ordinaire et à 0,2256 de glucose dissous dans 100^ d'eaa ou d'urine.

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