SALIVE MIXTE
Analyses de la saliTe mixte. — 1,000 parties de cette salive renferment :
Benelins. Frerlchs. Jacubowitsch. T^tniinn,
Eau «92,» 994,10 995,16 994,06
Bfatériaux 8oUde« 7,1 5,90 4,84 5,94
Ptyaline 2,9 1,42 1,34 » »
Mucus et débris d'épithélium 1,4 2,13 1,62 » »
Matières grasses » u 0,07 » » » m
Sulfocyanure de potassium.. »» 0,10 0,07 0,07
Extrait alcoolique 0,9 >» » » » » »
Chlorures alcalins 1,7 » » 0,M i> »
Phosphate sodique » » » » 0,94 m »
Sullate sodique » >» » » trace » »
Alcali combiné & la matière
organique 0,2 » » 0,03 » »
Magnésie combinée à la matière organique »u »» ■ 0,01
MM. Bidder et Schmidt ont analysé la salive mixte du chien. Elle renferme :
Eau 989,63
Matériaux solides 10,37
Matière organique 3,57
Chlorures de potassium et de sodium. 5,82 Autres sels 0,98
S 61. Ptyaline. — La ptyaline est le ferment salivaire qui possède la propriété de convertir Tamidon en glucose.
Pour l'isoler, ce qui n'est point facile, il convient d'employer le procédé suivant, dû â M. Conheim. On détermine un flux de salive abondant en remplissant la bouche de vapeurs d'éther. On ajoute à la salive mixte ainsi obtenue de l'acide phosphorique de manière à Taciduler fortement, puis de Peau de chaux jusqu'à réaction alcaline. Le phosphate de chaux tribasique, qui se précipite, entraîne la ptyaline et la matière albuminolde, qui y adhèrent en quelque sorte mécaniquement. Ce précipité est recueilli et lavé à Teau. €k)mme la matière albumlnoïde y est retenue plus fortement que la ptyaline, celle-ci est entraînée d'abord et se trouve en solution dana les premières eaux de lavage. En mêlant ces eaux
avec de l'alcool, on obtient un précipité de ptyaline qu'on purifie en le dissolvant à plusieurs reprises dans Teau pure et en précipitant la solution par Talcool absolu. On dessèche le précipité à une basse température.
Ainsi obtenue, la ptyaline est une matière amorphe, soluble dans Teau, môme lorsqu'elle a été évaporée à siccité eh présence de Tacide acétique. Elle est azotée et brûle sur la lame de platine en répandant l'odeur de la corne brûlée. Sa solution aqueuse convertit rapidement Tamidon en glucose. Elle n'est précipitée ni par le tanin, ni par le sublimé corrosif, ni par le chlorure de platine. L'acétate et le sous-acétate de plomb la précipitent. Chauffée avec de l'acide azotique, elle ne donne pas la coloration jaune due à Tacide xanthoprotéique et qui caractérise les matières albuminoïdes.
Les réactions et la nature chimique de la ptyaline ne nous paraissent pas établies avec certitude. Rien ne prouve, en effet, que la substance obtenue par M. Conheim soit pure, carie procédé qu'il a employé ne permet pas de séparer exactement la ptyaline des autres matières solubles qui peuvent raccompagner. La dyalise n*a pas encore été appliquée à la purification de cette matière. En résumé, une seule chose est établie aujourd'hui, c'est que la salive mixte de Thomme renferme une matière azotée capable de convertir rapidement l'amidon en glucose.
On avait émis Topinion que la pt\aline n'existait pas dans la salive, d'ailleurs rare, des enfants nouveau-nés. Il n'en est pas ainsi d'après M. J. Schiffer >. En introduisant dans la bouche de nouveau-nés des sachets de toile remplis d'empois d'amidon frais, cet obser\ ateur a pu y constater au bout de cinq minutes la présence du glucose. M. Korowin* est arrivé à des résultats semblables en ce qui concerne le pouvoir saccharifiant d'une infusion de la glande parotide. Ce pouvoir saccharifiant existe dès le premier âge, mais s'accroît avec le développement corporel de l'enfant.
La salive de la plupart des chiens est exempte de ptyaline. M. C. Roux n'a pas rencontré ce ferment dans la salive des
1. Archic Air Amatomie m. Phushlo^ von Reichert, i87î, fasc. IV,
2. Cemtralbhit fnr die Mudisiniscken Wlssemsdkaftem, 1873, n* 17, p. Î6i.