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ROLE PHYSIOLOGIQUE DE LA SALIVE

1 sent les mêmes produits de dédoublement, savoir : des dextrines ( réduisant la liqueur cupro-potassique et deux sucres, le maltose et le glucose.

Les granules d'amidon qui n'ont pas été gonflés et désa- I grégés par l'eau chaude résistent davantage à Faction de la sali\e, mais subissent néanmoins, à la longue, la transformation en dextrine et en glucose, lorsqu’on fait digérer le tout à une température de 35°. Us conservent d’abord leur ,1 forme et leur grosseur, mais en perdant leur texture com- ( pacte, en même temps qu'une portion de la substance qu’ils ( renferment entre en dissolution; c’est la portion la moins I agrégée de la matière amylacée qui constitue la (jraniilose. t La portion la plus compacte, celle qui ne bleuit par l’iode qu'aprcs traitement préalable par le chlorure de zinc ou par ; l’acide sulfurique et qui est plus voisine de la cellulose que ' l’autre, résiste plus longtemps que cette dernière à l’action d’un excès de salive et ne linit par disparaître qu’après une longue I digestioii à 55“ (iNaegeli).

Ces faits mettent hors de doute la propriété saccharifiante •! de la salive, qui n’est point due, comme on l’a dit , aux éléments morphologiques ou débris d’épithélium qui y sont suspendus, mais bien au ferment soluble ptyaline. Ce qui le prouve, î c’est que la salive Filtrée, ou la salive parotidienne dépourvue d’éléments morphologiques, transforment aisément l’amidon en glucose. Quelques gouttes de salive parotidienne ajoutées à de l’empois légèrement chauffé suffisent pour le lluidifier rapidement, expérience intéressante en ce qu’elle prouve que l'intervention de l’air est inutile et que la salive n’agit pas par un ferment formé après coup par l’action de l’air sur l’un ou • l'autre de ses éléments. Ajoutons qu’il s’agit ici de la salive ■ humaine ; la salive du chien est dépourvue de cette propriété i ou la possède à un degré beaucoup moindre.

I Le fei inent salivaire exerce ordinairement son action au sein d'une liqueur légèrement alcaline. Mais cette action se prononce encore dans un liquide neutre ou même faiblement acide.

! Elle est très énergique, en ce sens qu’une petite quantité de ptyaline est capable de convertir en glucose des quantités I considérables de fécule. Toutefois, dans une liqueur d’une I' concentration donnée, le pouvoir sacchariliant de la ptyaline

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attcinl bientôt une limite : l’amidon cesse de se convertir en glucose lorsque la proportion de ce dernier atteint de l,o à 2,5 pour 100 dans la liqueur. On rend alors a la ptyaline contenue dans cette liqueur son etlicacité en étendant avec de l’eau : la saccharification de l’amidon recommence dans ces conditions, pour s’arrêter des que le degré de concentration précédemment indiqué est atteint de nouveau. Ces observations sont de M. Kuhne. Elles n’ont pas été confirmées par M. Paschutin E d’après lec|ucl la présence de la dextrine et du glucose ne serait pas un obstacle à la transformation ultérieure de l’amidon.

11 résulte d’expériences récentes de M. S. Stenberg^ que l’acide salicylique entrave considérablement l’action saccharifiante du ferment salivaire. 11 n’en serait pas ainsi du salicylate de soude.

ALTÉR.XTIONS DE LA SALIVE.

§ 65. Par un long séjour dans la bouche, la salive peut devenir acide. On admet que les débris d’épithélium ou même les corpuscules salivaires ne sont pas étrangers à la formation de cet acide, qui est peut-être de l’acide lactique. En tout cas, on remarque que l’addition d’une telle salive à de l’empois détermine bientôt la formation d’une certaine quantité d’acide lactique. Ces faits mériteraient d’être soumis à une nouvelle vérification expérimentale.

Parmi les médicaments ou les substances ingérées accidentellement, un très petit nombre passent dans la salive. On a déjà signalé la facilité avec laquelle les bromures et les iodures sont excrétés par les glandes salivaires. On a longtemps admis le passage du mercure dans la salive, dans les cas de salivation mercurielle. Lchmann * affirme avoir rencontré le mercure dans le flux de salive, mais non dans les lambeaux d’épithélium qui se détachent incessamment dans ces conditions. M. Küline ^ admet précisément le contraire. Il fait remarquer qu’en injectant dans les veines d’un chien divers sels métalliques, comme des

1. Céntralblatt fiir die ^[edizin. Wissenschaften, 1871, n® 21.

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