‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 148 sur 260 · Lehrbuch der Physiologie · texte numérisé non relu

Lehrbuch der Physiologie

clès l8/i4 que l’infusion do pancréas saccharifie l’empois. D’après MM. Korowin^ et Zweifel, le pancréas des nouveau-nés ne renfermerait pas ce ferment.

M. Conlieim ayant épuisé le pancréas par l’eau de chaux a extrait le ferment de cette infusion calcaire en employant un procédé analogue à celui qu’il a appliqué le premier à l’extraction de la ptyaline (page 167). Le ferment diastasique du pancréas est soluble dans l’eau et dans la glycérine, et ces solutions sont précipitées par l’alcool. Il est précipité en partie par l’acétate de plomb qui ne l’altère pas, d’après M. Kroger. Les alcalis, les acides minéraux, ainsi que l’acide acétique, le détruisent. Sa composition est inconnue. A la température de 40", il saccharifie promptement l’empois.

3" Ferment •pancréatique capable de saponifier les corps gras. — Claude Bernard a fait la remarque intéressante que le suc pancréatique est capable, non seulement d’émulsionner les corps gras neutres, mais encore de les dédoubler, par un procédé d’hydratation, en acide gras et en glycérine. Cette action décomposante du suc pancréatique a été mise hors de doute par les expériences de MM. Claude Bernard etBerthelotCCes savants ont constaté que la monobutyrine est presque complètement dédoublée lorsqu’on en fait digérer quelques centigrammes pendant 24 heures avec 20 grammes de suc pancréatique. M. Bokay ® a constaté récemment que l’infusion de pancréas saponifie la lécithine.

On attribue ces effets à l’action d’un ferment particulier de nature 1res altérable, et qu’on n’a pas encore réussi à isoler. Ce ferment est détruit par l’alcool et n’est pas dissous par la glycérine. Il se distingue en cela des ferments digestifs des matières albuminoïdes.

Analyses du suc pancréatique. — En raison de la difficulté que présente la séparation des matériaux organiques et particulièrement des ferments dont il vient d’ètre question, les analyses de suc pancréatique sont fort sommaires et incomplètes. On doit à M. Hoppe-Seyler'* l’analyse suivante du suc

1. Centralblalt fur die Medizin. Wissenschaften, 1873, n® 20.

2. Cl. Bernard, Leçons professées au Collège de France, p. 203.

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