SA CONSTITUTION HISTOLOGIQUE
légèrement biconcave et apparaissent au microscope sous forme circulaire, lorsqu’ils sont vus de face, ou allongée sous forme de bâtonnets lorsqu'ils sont vus par la tranche. D’après H. Wclcker, le diamètre du disque étant en moyenne de O"'"', 0077, l’épaisseur de la tranche ne dépasse pas 0"‘''‘,0019
pour le sang d’homme. Pour le sang de femme, ces dimensions seraient un peu plus faibles.
Les globules rouges discoïdes offrent une disposition particulière à s’appliquer les uns contre les autres et à s’arranger, au bout de quelques minutes, en piles, comme le montrent les figures Zi et 6. Ils sont mous, élastiques et peuvent, en se déformant et se rapetissant, passer au travers d’ouvertures dont le diamètre est plus petit que le leur.
Indépendamment de ces globules rouges discoïdes, le sang renferme, d'après M. Ranvier, des globules rouges sphériques un peu plus petits que les premiers, leur diamètre ne dépassant pas 0^5. M. Ilayein ^ admet que ces globules sphériques ou microcytes ne préexistent pas dans le sang, mais résultent de la transformation des globules discoïdes et biconcaves, sous l’influence des agents extérieurs.
§ 114- Structure des globules rouges. — Les hématies con-
\ . liecherches sur l’anatomie normale et pathologique du sang. Paris, p. 93.
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Fig. 5. — Globules sanguius des reptiles.
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LE SANG
stituent une masse homogène dépourvue de noyau, au moins pendant la vie extra-utérine. Les globules du sang de fœtus, i généralement un peu plus volumineux, présentent, au con- ^ traire, des noyaux. La structure des hématies a été l’objet d’un grand nombre de travaux, sans qu’on puisse dire que la science soit définitivement fixée à cet égard. 11 est certain, j en effet, que les agents physiques et les véhicules tels que n l’eau ou l’eau alcoolisée ou le sérum iodé, qui ont été employés * dans ces recherches, peuvent altérer la structure des globules et même la constitution chimique de leurs matériaux, circonstance qui paraît de nature à jeter quelques doutes sur les conclusions qu’on a tirées de ces expériences.
On s’accordait à admettre, il y a quelques années, que les globules sanguins, véritables cellules, présentent une membrane qui leur sert d’enveloppe, et un contenu semi-liquide coloré en rouge. Il semble qu’il faille revenir à cette opinion, qui avait été abandonnée à la suite des travaux de M. RoltetL D’après ce physiologiste, les hématies, dépourvues d’enveloppes, seraient formées par une trame organique solide, molle, incolore, qu’il a nommée stroma, et qui serait imprégnée, comme une éponge, d’un liquide coloré très épais, essentiellement formé d’hémoglobine. On réussit, en effet, à enlever ce liquide par divers procédés, de manière à laisser une partie insoluble, enveloppe ou stroma. Voici le procédé de M. Rollet.
Dans une capsule métallique fortement refroidie au-dessous de 0°, on laisse tomber goutte à goutte du sang défibriné de cheval, de chien ou de cochon d’Inde, de telle façon que chaque goutte se congèle immédiatement. On laisse ensuite le tout se réchauffer à -H 20°. Le sang liquéfié de nouveau a perdu son aspect primitif ; il est devenu rouge groseille et transparent. Lorsqu’on examine cette liqueur au microscope, on reconnaît que les globules sanguins ont perdu leur couleur, en conservant leur forme : ils nagent dans un liquide rouge homogène.
Le contenu semi-liquide des globules a été expulsé et s’est dissous dans le sérum, et la partie insoluble, enveloppe ou stroma, est restée.
1. Silzungsbericlite der ]Viener Aliad. der Wissensch, t. XLVI, mai 18G2.