‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 218 sur 260 · II)., t. XLV, p · texte numérisé non relu

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vettc ab remplie de mercure où doivent se rendre les gaz expulsés. Cette cuve est en communication avec la longue branche du tube-baromètre au moyen d’un tube muni d’un robinet;

3° Un récipient destiné à recevoir le sang et que l’on peut mettre en communication avec la chambre barométrique P en ouvrant un robinet placé au-dessus de cette chambre. M. Gautier a donné à ce récipient la forme indiquée dans la figure 17.

C’est un tube à réservoir allongé C et à boule D, compris entre deux robinets A, B; sa capacité est de 100 centimètres cubes environ. 11 est entouré d’un manchon F renfermant de l’eau que l’on peut chauffer. 11 communique par le moyen d’un tube recourbé DI avec les appareils à dessiccation et avec la chambre barométrique.

Des appareils de dessiccation C, G interposés entre le récipient renfermant le sang et la chambre barométrique et destinés, selon le conseil de M. Pflüger, à produire le vide sec. C est un tube en U rempli de perles de verre imbibées d’acide sulfurique ; G est un gros tube horizontal à moitié rempli d’acide sulfurique ; il est en communication avec le petit manomètre m et, par un tube deux fois recourbé et muni d'un robinet, avec la chambre barométrique P.

Voici comment il convient d’opérer pour introduire dans le tube-récipient le sang et pour priver ce dernier de gaz.

On commence par vider d’air tout l'appareil en manœuvrant la pompe à mercure jusqu’à ce qu'il ne reste plus une seule bulle d’air dans la chambre barométrique, lorsque, la communication étant interceptée entre cette chambre et le récipient, on soulève le réservoir N au-dessus de P. 11 s’agit alors d’introduire Fig. 17. du sang frais dans le réservoir AB (fig. 17) et d’empêcher ce sang de se coaguler pendant l'opération.

A cet effet, on introduit d’abord dans le réservoir vide d’air 15 à 20 centimètres cubes d'une solution bouillie de sel marin à 20 p. 100. Pour ne laisser aucune trace d’air, on commence par remplir la pointe «A (fig. 17) de cette solution, puis on ouvre avec précaution le robinet A pendant que la pointe a

GAZ DU SANG

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plonge dans la même solution. Dès que la quantité nécessaire de solution salée a pénétré dans le récipient, on y fait arriver le sang de ranimai par le moyen d’un tube en caoutchouc qui le reçoit directement de la veine ou de l’artère, et qui en est déjà rempli. On coiffe à l’aide de ce tube la pointe a encore remplie d’eau salée, et l’on tourne avec précaution le robinet A. On s’arrête dès que la mousse atteint r. Il s’agit maintenant de mettre en communication le récipient A B avec la pompe à mercure. Pour cela, le vide étant fait dans les deux appareils, on relie AB avec ElIGP (fig. 18) au moyen du tube de caoutchouc DI, les robinets A et E étant fermés. Après avoir placé AB dans l’éprouvette F, on ouvre le robinet E, puis on fait de nouveau le vide. Enfin, la température du bain d’eau étant élevée à 36° ou 37°, on ouvre avec précaution le robinet A. Les gaz se précipitent dans le vide barométrique. On empêche le boursouflement dû au dégagement du gaz en plaçant dans la boule D (fig. 17) du récipient, avant d’y faire le vide, une seule goutte d’huile. Le sang est mesuré après l’expérience. Pour cela, on laisse écouler le liquide dans une éprouvette graduée. Son volume diminué de celui de la solution salée représente le volume du sang.

D’autres appareils ont été employés dans ces derniers temps pour l’expulsion et la mesure des gaz du sang. Nous ne pouvons les décrire ici. Mentionnons seulement la pompe-baromètre et le tube-réservoir construitsparM. Hoppe-Seyler et l’appareil Geissler-Pflüger, tel que le décrit le même auteur ^ La principale différence entre cet appareil et celui que nous avons décrit consiste dans l’emploi, comme récipient pour le sang, d’un grand ballon dans lequel on fait le vide, ou encore de deux ballons superposés. Cette dernière disposition a pour but d’empêcher la mousse de s’élever dans le tube à dessiccation, inconvénient que M. Gautier écarte plus simplement en humectant d’un peu d’huile les parois de la boule D (fig. 17)

Les tableaux suivants, publiés par M. Ludwig, résument les expériences qui ont été exécutées par ses élèves sur les gaz du sang artériel et du sang veineux. Elles ont été faites sur du sang

t. Physiolooische Chemie, p. 491.

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