‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 142 sur 570 · Annalen der Chem. u. Pharm , t. GLXXV, p · texte numérisé non relu

Annalen der Chem. u. Pharm , t. GLXXV, p

3. Ann. de chimie, t. XC, p. 7, 1815, et Ann. de chimie et de phys , !.. U, p. 346, 1816.

CHOLESTÉRINE.

liaires, il suffit de les pulvériser et de faire bouillir la poudre avec de l’alcool additionné d’une petite quantité de potasse qui retient les corps gras : par le refroidissement de la solution filtrée, la cholestérine se dépose en lamelles nacrées, incolores. Pour la purifier et l’obtenir en beaux cristaux, on la redissout dans l’éther bouillant, et, après avoir ajouté à la solution la moitié de son volume d’alcool, on l’abandonne à l’évaporation spontanée. La cholestérine se dépose alors en beaux cristaux brillants appartenant au type clinorhombique.

Propriétés. — La cholestérine fond à 137°. Ses cristaux renferment une molécule d’eau qu’ils perdent à 100°. Elle est insoluble dans l’eau, et se dissout dans 9 parties d’alcool bouillant d’une densité de 0,84. Elle est plus soluble dans l’alcool absolu. A 15°, elle se dissout dans 3,7 parties d’éther; elle n’exige que 2,2 parties d’éther bouillant. L’essence de térébenthine n’en dissout qu’une petite quantité. Chauffée vers 350°, la cholestérine se sublime, en partie, sans altération ; une autre partie se décompose en fournissant des produits huileux et des hydrocarbures solides.

Traitée par l’acide sulfurique, la cholestérine se convertit en divers carbures isomériques ou polymériques C26H42 que M. Zwenger a désignés sous le nom de cholestèrilènes a, b, c. Par l’action de l’acide phosphorique anhydre, elle donne des carbures différents des précédents, et que le même chimiste a nommés cholestèrones.

Le chlore gazeux attaque la cholestérine, en formant un produit de substitution 1 blanc, amorphe, peu soluble dans l’alcool, très soluble dans l’éther et qui renferme C28H37 Cl7 O.

Soumise à l’ébullition avec l’acide azotique concentré, la cholestérine donne de l’acide acétique et d’autres acides volatils ainsi qu’un acide fixe, jaunâtre, incristallisable, soluble dans l’eau, l’alcool, l’éther et qui a reçu le nom d’acide cholestèrique 2 . Cet acide renferme C8 H10 O5 et se forme aussi par l’action de l’acide azotique sur l’acide choloïdique. M. Tappeinerl’a obtenu récemment en oxydant l’acide glycocholique par un mélange de bichromate de potassium et d’acide sulfurique. Ce chimiste considère l’acide cholestèrique de Redtenbacher comme un mélange d’un

1. Meissner et Schwendler, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. LXIX p 107.

2. Redtenbacher, Ann. der Cliem. u. Pharm., t. LVI.I, p. 145. — Strecker et Gundelach, t. LXII, pc 220.

WÜRTZ. — BIOL. 16

LE SUC PANCRÉATIQUE

acide cristallisable C,2H1607 auquel il conserve ce nom, et d’un acide incristallisable C11H1605 L

M. Berthelot2 a démontré que la cholestérine se comporte comme un alcool. En la chauffant à 200° en tubes scellés avec les acides acétique, butyrique, stéarique, benzoïque, ce chimiste a obtenu les acétate, butyrate, stéarate, benzoate de cholestéryle. Ces éthers de la cholestérine sont solides etcristallisables. Ils représentent de la cholestérine dont un atome d’hydrogène a été remplacé par les radicaux oxygénés de ces acides :

Cholestérine C23 H43. O H

Acétate de cholestéryle C26 II43. O C1 2 H3 O

Benzoate de cholestéryle... C26 H43. O C7 H5 O

Le caractère alcoolique de la cholestérine se manifeste encore dans deux autres réactions.

Lorsqu’on ajoute du sodium à une solution de cholestérine dans l’huile de pétrole, le métal se recouvre d’une croûte blanche. C’est une cholestérine sodée C26 H43 O Na, qui se forme avec dégagement d’hydrogène et qu’on peut obtenir cristallisée en aiguilles déliées, en la dissolvant dans le chloroforme.

Traitée par le perchlorure de phosphore, la cholestérine se convertit en chlorure de cholestéryle C26II43C1. Ce composé forme des cristaux aciculaires, fusibles vers 100°, peu solubles dans l’alcool, solubles dans l’éther.

LE SUC PANCRÉATIQUE

§ 100. Le pancréas, qu’on a qualifié quelquefois de glande salivaire abdominale, sécrète un suc qui est versé dans lo duodénum par le conduit de Wirsung, et qui remplit un rôle très utile dans les phénomènes chimiques de la digestion. La structure de cette glande n’est pas sans analogie avec celle des glandes salivaires. Elle est formée par des lobes subdivisés en lobules terminaux, lesquels sont entourés d’une membrane propre. Les lobules sont formés par plusieurs couches de cellules, les unes

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