‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 151 sur 570 · Journal fur prakt. Chem.; nouv. sér., t. X, p · texte numérisé non relu

Journal fur prakt. Chem.; nouv. sér., t. X, p

LE SUC INTESTINAL

figurés, soit en ajoutant de l’acide salicylique, soit en excluant les germes de l’air. Lorsque ces derniers ont un libre accès, la putréfaction s’empare rapidement du suc pancréatique et des matières avec lesquelles il est en contact. Dans ce cas, les divers produits d’hydratation, tels que la leucine, la tyrosine, l’acide aspartique, etc., se forment comme précédemment, mais en même temps apparaissent des corps résultant d’une décomposition plus profonde. Parmi ces corps, MM. Kuhne et Nencki1 ont signalé l’indol (page 73). De plus, on constate le dégagement des gaz carbonique, hydrogène, hydrogène carboné, hydrogène sulfuré, qui sont les produits et les témoins de la putréfaction. Le liquide lui-même fourmille de bactéries.

LE SUC INTESTINAL

§ 103. Le canal intestinal est tapissé dans toute son étendue de glandes dont la structure est très simple, car elles ne représentent que des dépressions tubulaires de la muqueuse. Ce sont les glandes de Lieberkühn. Les glandes de Brunner, à structure plus complexe et agrégées en grappes, sont implantées-dans la muqueuse du duodénum. D’après M. Schwalbe2, leurs cellules, dépourvues de membrane propre, renfermeraient des matières albuminoïdes, de la mucine, une substance soluble dans l’eau à 10 pour 100 de chlorure de sodium et précipitable par l’alcool, des gouttelettes graisseuses et des granulations solubles dans les acides, les alcalis et la glycérine; ces granulations seraient constituées par un ferment.

Les liquides élaborés par ces glandes se mêlent dans le tube intestinal avec la bile et le suc pancréatique. Le produit de la sécrétion des glandes de Brunner n’a pu être recueilli; on ignore donc sa nature et sa composition. D’après MM. Budge et Krolow3, les glandes elles-mêmes fourniraient un extrait capable de convertir l’amidon en dextrine et en glucose, et de dissoudre la fibrine, mais non l’albumine cuite, à la température de 35°. Cet extrait n’émulsionne pas les graisses. M. Grützner4 n’adopte

1. Berichte (1er deulschen Chem. Gesellschaft zu Berlin, t. VIII, p. 208.

2. Arcliiv fur microscopische Anatomie, t. VIII. p. 02, 1871.

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