Archiv fur patholoyische anat., t. XXIV, p
3. Recherches expérimentales sur une nouvelle fonction du foie. Paris, 1808.
EXCRÉMENTS
grasses neutres suffirait pour expliquer l’apparence cristalline particulière et les propriétés physiques de la matière obtenue, qui n’a d’ailleurs pas été analysée.
Il n’en est pas ainsi de Vexcrètine, isolée et décrite par M. Marcet1. Lorsqu’on maintient longtemps au-dessous de 0° l’extrait alcoolique des fèces, la liqueur laisse déposer une substance granuleuse, couleur olive, que M. Marcet a désignée sous le nom d’acide excrètolèique et qu’il décrit comme un acide gras fusible à 25°. L’eau mère alcoolique étant lillrée et traitée par un lait de chaux donne un précipité brun, qui, après dessiccation, cède l’excrétine à l’éther. Cette substance se présente sous forme d’aiguilles blanches soyeuses, fusibles de 92° à 96°. Elle est insoluble dans l’eau qui la convertit, à l’ébullition, en une masse résineuse jaunâtre. Elle est très soluble dans l’alcool chaud et dans l’éther froid ou chaud. L'acide nitrique bouillant l’oxyde. M. Marcet y a trouvé du soufre et représente sa composition par la formule C78H1SGS0L D’après M. Hinterberger, l’excrétine pure serait exempte de soufre et renfermerait C20H3GO, composition qui la rapprocherait de la cholestérine C26H440. Elle formerait avec le brome un dérivé dibromé C20H34Br2O, insoluble dans l’eau.
Nous n’avons pas à revenir ici sur la présence dans les excréments des acides gras volatils, de l’indol, du phénol, du scatol, etc., dont nous avons signalé la formation dans l’intestin grêle. Ces produits passent à la distillation lorsqu’on fait bouillir les excréments avec de l’eau acidulée d’acide sulfurique. On a attribué l’odeur des excréments, en partie du moins, aux produits dont il s’agit et aussi à la naphtylamine qu’on y avait signalée. Mais l'existence de cette base aromatique n’y est plus admise aujourd’hui.
Dans les matières fécales normales et fraîches, on ne trouve que rarement des vibrions; d’après M. Ch. Robin, on y rencontre quelquefois des Leptothrix. Au contraire, les déjections fraîches des cholériques renferment des vibrions, .et ces derniers se rencontrent, d’après M. Rainey, dans toute la longueur de l’intestin, jusqu’au duodénum. M. Davaine a signalé dans ces déjections un assez grand nombre de Cercomonas (C. hominis ).