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CONGÉNÈRES, D’APRÈS M. H O P P E - SE Y L E R

1° Spectre d’absorption d’une solution d’hématine dans la soude étendue. 2° Spectre d’absorption d’une solution alcaline d’hémocbromogène.

3° Spectre d’absorption d’une solution d’hématine dans l’alcool acidulé d’acide sulfurique.

4° Spectre d’absorption de l’hématoporphyrine en solution alcaline.

5° — — en solution acide.

de l’hématine se montre de nouveau. Le corps qui possède ces propriétés spectrales est l'héinochromogène de M. Hoppe-Seyler.

L’hématoporphyrine, produit de dédoublement exempt de fer, montre pareillement des bandes d’absorption caractéristiques, tant en solution alcaline qu’en solution acide. Ces bandes sont indiquées dans la figure.

Chlorhydrate d’hématine ou hémine.

CG8 H7°Az8FeîO,0,2HCl.

— La préparation de ce chlorhydrate cristallisé, qui a été découvert par M. Teichmann1, a été décrite page 312. On peut purifier l’hémine par une nouvelle cristallisation, selon un procédé indiqué par M. Gwosdcw2. On les dissout dans l’alcool absolu qu’on a agité préalablement avec du carbonate de potas-

1. Zeitschrift für Ration. Medizin. Nouv. sér., t. III, p. 375, et t. VII, p. 141.

2. Silzungsberichte der Wiener Akad. der Ifïss., 1806. t. LUI, 11 mai.

HÉM ATOÏDINE.

sium pulvérisé et, après avoir filtré, on étend la solution de son volume d’eau, puis on l’acidule avec de l'acide acétique. Il se forme un précipité floconneux qu’on recueille et qu’on introduit encore humide dans l’acide acétique glacial auquel on ajoute une petite quantité de chlorure de sodium. Le tout est chauffé au bain-marie, et les cristaux qui se sont formés sont recueillis et lavés à l’eau. Ils renferment ordinairement un peu d’hématine.

Le chlorhydrate d’hématine forme une poudre cristalline soyeuse, d’un brun noir velouté avec reflets métalliques. Il apparaît sous le microscope sous forme de lames rhomboïdales. Les cristaux sont biréfringents et piochroïques. Ils ne s’altèrent pas à 200°. Chauffés à l’air, ils brûlent en dégageant de l’acide prussique et en laissant un résidu d’oxyde ferrique. Les alcalis leur enlèvent 5,29 p. 100 d’acide chlorhydrique.

Les cristaux de chlorhydrate d’hématine pouvant être obtenus avec de très petites quantités de sang servent à reconnaître les taches de ce liquide. On indiquera plus loin le procédé opératoire.

HÉMATOÏDINE

§ 139. Ce corps, qui a été découvert par M. Virchow dans d’anciens foyers hémorrhagiques et que M. Robin a rencontré dans un kyste du foie i, a été mentionné page 225 comme étant

1. Comptes rendus, t. XLI. p. 500, et Traité des humeurs, p. 79.

LE SANG

probablement identique avec la bilirubine. Les analyses qu’en ont publiées MM. Robin et Riche montrent qu’il est exempt de fer et conduisent, d’après M. Gautier1, à la formule C30 H34 Az4 O® voisine de celle de la bilirubine (p. 226). Quoi qu’il en soit, cette substance se présente sous forme de petits prismes clinorhombiques d’un rouge orange vif avec des angles de 118° et

de 62° (fig. 16). Ces cristaux sont insolubles dans l’eau, l’alcool, l’éther, l’acide acétique. L’ammoniaque les dissout rapidement avec une teinte violacée qui disparaît bientôt. Le corps dont il s’agit est sans doute un produit de dédoublement de l’hémoglobine. M. W. Ebstein2a rencontré récemment l’hématoïdine en cristaux rhomboédriques (?) dans un sédiment urinaire survenu quelque temps après une hématurie. M. Kolm 3 a extrait un corps qu’il croit identique avec l’hématoïdine des corpuscules jaunes et rouges de l’ovaire de la vache.

§ 1/jO. La seule méthode propre à obtenir le plasma et à déterminer rigoureusement la proporlion des globules du sang consiste à laisser reposer à une basse température un sang peu coagulable, comme le sang de cheval. A cet effet, il convient

Fis-. 1(5. — Cristaux d’hématokline.

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