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Deutsche Zeitschrift für praktische Medizin, 1875, n

380 LE SANG

lie dans les urines ou dans la sérosité de l’œdème qui envahit divers organes.

Le trouble porté dans l’excrétion de l’urine par suite de la désorganisation du rein amène une autre conséquence grave : l’accumulation dans le sang de divers matériaux de l’urine, particulièrement de l’urée et des matières extractives ; Y urémie se manifeste dans la dernière période de la maladie deBright, comme elle apparaît dans le choléra, où la sécrétion de l’urine est suspendue. Une portion de cette urée peut même se convertir dans l’organisme en carbonate d’ammoniaque; en effet, le sang urémique renferme souvent de petites quantités de ce sel. On ignore si ce dernier se forme dans le sang; quelques auteurs admettent qu’il prend naissance dans le canal intestinal où les ferments abondent et qu’il est résorbé. Ces questions sont controversées et on a essayé de les résoudre expérimentalement en provoquant l’urémie chez les animaux, soit par l’ablation des reins, soit parla ligature des urétères. Les animaux succombent finalement à ces opérations, à la suite de symptômes pareils à ceux que l’on observe dans les cas d’urémie chez l’homme, et qui se traduisent par des tremblements musculaires, des crampes, des vomissements, le coma. On a attribué ces accidents à la présence du carbonate d’ammoniaque dans le sang, mais MM. Kühne et Strauch n’en ont pas constaté une trace dans le sang de ces animaux. Maintenu à 50° et traversé par de l’hydrogène, ce sang n’a pas cédé au courant gazeux assez d’ammoniaque pour troubler le réactif si sensible de Nessler (solution d’iodure de mercure dans l’iodure de potassium, rendue alcaline et qui est précipitée en jaune orangé par l’ammoniaque).

Hydropisies. — Dans toutes les hydropisies, qu’elles soient consécutives à une maladie du cœur, compliquées ou non d’une maladie des reins, amenées par une tumeur abdominale ou par une maladie du foie, etc., on constate que la proportion d’eau augmente dans le sang; la fibrine restant stationnaire, les globules et surtout l’albumine diminuent notablement.

§ 165. Diabète. — Le sang des diabétiques se coagule lentement et fournit un caillot mou et. un sérum qui est souvent laiteux. (Thomson, Hoppe-Seyler i.) La proportion de glucose

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