‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 245 sur 570 · Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXI, p · texte numérisé non relu

Ann. der Chem. u. Pharm., t. CXI, p

solution normale d’oxyhémoglobine, ces deux solutions étant placées devant la fente du spcctroscopc, derrière une source lumineuse constante.

On opère de la manière suivante :

Dans une cellule en verre dont les faces parallèles présentent un ecai te ment de 1 centimètre, instrument c| u i a reçu le nom d’hèmatinombtre, on introduit une solution de cristaux d’hémoglobine etendue de telle façon qu’elle commence à laisser passer la lumière verte dans le voisinage de la raie b (page 8), la source lumineuse étant une lampe à pétrole. La première apparition de cette bande lumineuse, qui se détache sur un fond rouge brun, correspond à une concentration que l'on détermine en évaporant un volume donné de la solution et en pesant le résidu séché à 100°. 11 résulte des expériences de M. Preyer que la lumière verte commence à apparaître lorsque la solution renferme 0,8 p. 100 d’hémoglobine. Gela étant posé, on mesure à l'aide d’une pipette divisée en centièmes de centimètres cubes environ 5™ de sang, on introduit ce sang dans un hématinomètre pareil au précédent, et on fait couler dans ce sang, à l'aide d'une burette graduée, comme la pipette, en centièmes de centimètres cubes, une quantité d'eau distillée sulïisante pour faire apparaître ki première lumière verte, la solution sanguine étant bien homogène. Volumes égaux de cette solution et de la solution titrée d’hémoglobine renferment alors la même quantité de ce dernier principe.

La difficulté des deux méthodes qui viennent d’être décrites réside dans la préparation et surtout dans la conservation de la solution normale d’hémoglobine. Cette solution s’altère facilement. De là, des causes d’incertitude. Le procédé suivant n oflre pas cet inconvénient, mais il comporte d’autres causes d’erreur.

il0 Dosage de l hémoglobine par la détermination de la quantité d oxygène que renferme le sang saturé de ce gaz. — Cette méthode, qui est due à MM. Gréhant et Quinquaud l, repose sur le procédé indiqué ci-après pour le dosage de l’oxygène dans le sang à l’aide d’une solution titrée d’hydrosulfite de sodium. On commence par saturer le sang d’oxygène en l’agitant pendant

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