‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 256 sur 570 · Ibid., [4], t. LXIX, p · texte numérisé non relu

Ibid., [4], t. LXIX, p

3. Beitrage zur Théorie der Respiration. [Ann. der Chem, und Pharm. t.CVIII, p. 257.)

4. Pflügers Archiv für die gesammte Physiologie , t. XIX, p. 347 (1879).

LA RESPIRATION

des matières albuminoides est éliminée à l’état de gaz. La quantité d’azote ainsi exhalée s’élèverait de 4 à 5 milligr. par heure et par kilogr. chez les lapins, à 8 milligr. environ chez les chiens et chez les poules. Ces résultats ont été contestés par MM. Pettenkofer et Voit1 et par M. H. Léo2 Ce dernier a conclu de ses expériences que la quantité d’azote exhalée par les poumons est très faible, si l’on exclut celui qui peut être rendu par les voies digestives ou par la peau, cette dernière pouvant absorber de l’air par diffusion et rendre de l’azote.

Quoiqu’il en soit on peut admettre que chez les animaux à sang chaud, il y a généralement exhalation d’une petite quantité d’azote.

Ajoutons que MM. Régnault et Reiset ont constaté que l’abstinence modifie les conditions relatives à l’azote. Les oiseaux inanitiés absorbent de petites quantités d’azote. Il en est souvent ainsi chez les mammifères.

III. MÉTHODES PROPRES A MESURER LES QUANTITÉS d’oXY- GÈNE ABSORBÉES ET d’aCIDE CARBONIQUE EXHALÉES PEN- DANT UN TEMPS DONNÉ.

g 191. Après avoir exposé dans les pages précédentes les faits relatifs à la composition et aux qualités de l’air expiré nous devons aborder maintenant l’étude des méthodes propres à mesurer l’activité des phénomènes respiratoires.

Nous ne pouvons décrire ici que les méthodes exactes qui ont été employées dans ces derniers temps. Rappelons pourtant que les célèbres expériences de Dulong et Despretz ont frayé la voie aux observateurs modernes. L’animal dont on étudiait la respiration, au point de vue de la production de la chaleur, était enfermé dans une boîte en fer-blanc à doubles parois, parfaitement close, où il respirait et qui servait en même temps de calorimètre. On y faisait arriver continuellement l’air d’un grand gazomètre, et cet air était reçu au sortir de la boîte, après y avoir laissé l’excès de chaleur qu’il avait gagné, dans

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