IV. — ACTIVITÉ ET VARIATIONS DE LA RESPIRATION
§ 195. Après avoir indiqué dans les pages précédentes les méthodes propres à déterminer les quantités d’acide carbonique et d’eau formées et d’oxygène absorbées dans la respiration, il nous reste à indiquer les résultats obtenus. L’activité de la respiration est mesurée par l’intensité des phénomènes de combustion qui se passent dans l’économie, et celle-ci est évidemment liée à la consommation de l’oxygène pendant un temps donné. Cet oxygène est employé à produire de l’acide carbonique, de l’eau, de l’urée, indépendamment d’autres produits d’une oxydation moins avancée contenus dans les déjections. Pour avoir une idée bien nette du phénomène, il s’agirait donc de séparer tous ces effets et de dégager tous ces facteurs. Dans la plupart des cas, cela n’a pas été fait, et même le plus important de ces facteurs, l’absorption d’oxygène, n’a été déterminé que dans un petit nombre d’expériences. Ce qu’on a recherché le plus souvent et ce qu’il était le plus facile de déterminer, c’est la quantité d’acide carbonique formée et, par conséquent, la quantité de carbone entièrement brûlé pendant un certain temps. Cette donnée est importante, mais elle est insuffisante pour donner la mesure exacte des phénomènes de combustion respiratoire.
L’activité de la respiration varie suivant l’espèce de l’animal, suivant l’àge, la taille, le sexe, le régime, l’exercice, l’état de veille ou de sommeil, de santé ou de maladie. Pille varie aussi suivant la nature de l’atmosphère inspirée, son degré d'humidité, sa température, la pression à laquelle elle est soumise. Nous allons étudier ces divers cas. Et les résultats que nous allons indiquer se rapportent tantôt à la respiration et à la perspiration, c’est-à-dire à la somme des échanges gazeux cflectués par les poumons et la peau, tantôt à la respiration
ACTIVITÉ ET VARIATIONS
pulmonaire seulement, qui est, surtout en ce qui concerne le gaz carbonique, la voie la plus large pour ces échanges.
g 196. 1° Variations de l’activité de la respiration suivant la nature de l’animal. — Les expériences de MM. Ilegnault et Reiset, et, plus tard, celles de M. Baumert, de MM. Jolyet et Regnard#de M. Reiset, ont fourni de nombreuses et précieuses données sur ce sujet.
Des chiens, des lapins, des marmottes, des oiseaux, des reptiles, des insectes ont été introduits sous la cloche de MM. Régnault et Reiset (p. 422), et y ont séjourné un temps suffisant pour qu’on ait pu mesurer l’absorption de l’oxygène et le dégagement d’acide carbonique. Le tableau suivant indique quelques-uns des résultats obtenus :
WUHTZ.
moi..
LA RESPIRATION