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ACTIVITÉ ET VARIATIONS. 439
plit comme celle des poissons. Ces animaux consomment par kilog. et par heure OG',0648 d’oxygène (Jolyet et Regnard).
On sait, d’un autre côté, que beaucoup de poissons avalent de l’air à la surface de l’eau; quelques-uns sont même organisés de manière à fonctif^nner alternativement, au point de la respiration, comme des animaux respirant dans l’air ou dans l’eau aérée.
La loche des étangs ( Cobitis fossilis) présente cette particularité remarquable qu’elle avale de l’air à la surface de l’eau et le rend par l’anus, dépouillé d’une partie de son oxygène. D’après M. Baumert1, l’air rendu par l’anus ne renferme plus que 7 à 12 pour 100 d’oxygène et contient 1 à 2 pour 100 d’acide carbonique. Chose curieuse, pendant que cette respiration aérienne, qui est véritablement intestinale, s’effectue chez la loche des étangs, ses branchies demeurent inactives.
La vessie natatoire que possèdent un grand nombre de poissons est-elle un organe respiratoire? Il semble en être ainsi, au moins pour quelque-uns et dans certaines circonstances. D’après M. A. Moreau2, la vessie natatoire de la perche renferme de 19 à 25 pour 100 d’oxygène et celle de la tanche 8 pour 100 du même gaz. Or, lorsqu’on place les perches dans une eau faiblement aérée, elles consomment l’oxygène de leur vessie natatoire et l’épuisent avant de périr; dans les mêmes conditions, les tanches périssent sans l’avoir consommé. Au reste, la vessie natatoire des perches étant parfaitement close, l’oxygène ne peut s’y accumuler qu’à la suite d’un travail physiologique consécutif de la respiration normale; si donc ces poissons consomment avant de périr l’oxygène qu’ils avaient accumulé antérieurement dans leur vessie natatoire, c’est là, d’après M. Moreau, un pur accident, et qui ne préjuge rien au sujet des fonctions de la vessie natatoire comme organe de la respiration. De fait, la vessie natatoire d’un grand nombre de poissons d’eau douce renferme, d’après M. Owen, principalement de l’azote, avec une très petite proportion d’oxygène et des traces d’acide carbonique. La vessie natatoire des poissons
1. Respiration des Schlammpcitzgers (Ann. der Chem, u, Pliarm ,, t LXXXIII, p. 1).