Compt. rend. 1863, p. 37 et
LA RESPIRATION
de mer, surtout de ceux qui vivent à de grandes profondeurs, renferme une plus grande quantité d’oxygène.
Respiration chez les invertébrés. — Les expériences de Régnault et Reiset avaient donné quelques indications sur la respiration des hannetons, des vers à soie et des vers de terre (page 434). MM. Jolyet et Regnard ont étudié l’activité de la respiration chez les crustacés, les annélides, les mollusques et les zoophytes. Les résultats qu’ils ont obtenus sont consignés dans le tableau suivant :
NOMBRE
des animaux.
POIDS
des animaux.
TEMPÉRATURE
OXYGÈNE
absorbé par heure et par kilogr.
Crustacés.
Astacus fluviatilis. . .
Gammarus pulex . . .
Palemon squilla. . . .
Cancer pagurus. . . .
Ilomarus vulgaris. . .
Palinurus quadricornis.
Mollusques.
Octopus vulgaris.. . .
Le même
Cardium edule1. . . .
Mutilus edulis1. . . .
Ostrea edulis *. ....
Annélides.
Ilirudo officinalis . . .
Les mêmes, 5 jours après l’ingestion du
sang
Zoophyte.
Asteracanthion rubens.
1. Chez les mollusques à valves le poids de la coquille diminue naturellemeril la proportion d’oxygène absorbée, lorsque celle-ci est rapportée au poids brut de l’animal.
§ 198. — Respiration chez V homme. — Les expériences de MM. Andral et Gavarret, Scharling, Vierordt, Valentin et Brun-
ACTIVITE ET VARIATIONS
ner, Pettenkofer et Voit ont fourni de nombreuses données concernant la respiration humaine et ses variations. La plupart de ces expérimentateurs ont eu en vue la respiration pulmonaire et se sont bornés à doser l’acide carbonique. Seuls MM. Pettenkofer et Voit ont condensé les produits delà respiration totale et ont pu évaluer la consommation d’oxygène.
Il résulte des expériences de MM. Andral et Gavarret, confirmées par celles de Scharling, qu’un homme adulte du poids de 65 à68 kilogrammes exhale par les poumons, en 24 heures, 914 litres d’acide carbonique, qui renferment, en nombres ronds, 292 grammes de carbone. La quantité de carbone brûlée par heure s’élève donc à 12s1', 2 environ. Le poids du corps restant sensiblement le même, la quantité de carbone brûlée par heure diminue avec l’âge. Entre soixante et quatre-vingts ans elle ne dépasse pas en moyenne 9sr,2. La quantité absolue d’acide carbonique exhalée est moins forte chez les enfants que chez l’adulte; la quantité relative rapportée à l’unité de poids est plus considérable au contraire. Ainsi, l’activité de la respiration est plus grande dans le jeune âge : résultat d’ailleurs explicable, un enfant devant compenser par une plus forte production de chaleur les pertes relativement plus considérables que lui fait éprouver la petitesse de sa taille.
Le tableau suivant indique quelques-uns des résultats obtenus par MM. Andral et Gavarret :
LA RESPIRATION
CD
GO
rt
cD
CS
es
GO