RAPPORT
de l’oxygène
contenu
d’acide
d’eau
dans l’acide
carbonique
par
carbonique
par
les poumons
absorbé.
à l’oxygène
les poumons
et par la peau,
absorbé.
et par la peau,
en
en grammes.
grammes.
Jour. De 6h du
matin à Gh du
soir
Nuit. De 6h du
soir à 6h du
matin. . . .
Total en 24 li
91Rr,5
828Fr,2
708pr,9
Il est à remarquer toutefois que le fait dont il s’agit est loin d’être établi, des expériences ultérieures ayant démontré'que si, dans certains cas, il y a absorption d’oxygène pendant la nuit, cette absorption peut être observée pareillement dans d’autres circonstances.
L’ hibernation est un sommeil profond, un engourdissement prolongé dans lequel tombent un certain nombre d’animaux aux approches de la saison froide et qui se prolonge souvent pendant plusieurs mois.
Get état est caractérisé par un ralentissement considérable des phénomènes de la respiration, ralentissement auquel correspond un abaissement sensible de la température.
Le tableau de la page 434 contient les faits observés à ce sujet par MM. Régnault et Reiset, dans des expériences sur les marmottes et les lézards, ces animaux étant engourdis ou éveillés.
A l’état d’engourdissement, une marmotte a consommé 19 fois moins d’oxygène qu’à l’état de veille, et les 3/5 de cet oxygène ne se sont pas retrouvés dans l’acide carbonique expiré. L’animal était resté 118 heures dans la cloche, immobile, sauf quelques faibles mouvements d’inspiration et d’expiration que 1 on apercevait de loin en loin. La respiration a donc été
ACTIVITE ET VARIATIONS
extrêmement ralentie; de fait, l’animal n’a consommé que 13 grammes cl oxygène en 5 jours. Au sortir de l’appareil, sa température n’était que de 12 degrés, supérieure de 4 degrés seulement à celle de l’air ambiant. Pendant l’engourdissement il y a eu une absorption d’azote qui s’est élevée à 0,0174 du poids de l’oxygène consommé.
Au moment du réveil, la respiration devient très active chez les marmottes et, dans l’espace de quelques heures, la température propre de l’animal remonte à 32° et au delà. Chez le lézard, dont la respiration est bien moins active que chez les animaux à sang chaud, les différences entre les consommations d’oxygène pour l’état de veille et d’engourdissement, bien que très sensibles, sont moins accusées que dans le cas précédent.
§ 200. Influence du travail musculaire. — Scharling avait enfermé dans une guérite de capacité connue, dont il pouvait puiser à volonté et analyser l’air, un homme auquel il avait recommandé d’agiter une lourde massue : se livrant à un violent travail musculaire, cet homme avait exhalé une quantité notable d’acide carbonique correspondant à une combustion de 40^,2 de charbon par heure au lieu de 12. Vierordt, E. Smith, Sczelkow et Ludwig, Pettenkofer et Voit ont confirmé cette observation, d’ailleurs conforme au principe de l’équivalent mécanique de la chaleur. Au travail accompli correspond une absorption de chaleur, qui doit être fournie par une exagération des phénomènes de combustion; et comme il n’est pas possible qu’une quantité donnée de chaleur soit transformée tout entière en travail mécanique, il en résulte que la machine animale doit produire, en travaillant, un excès de chaleur, ce qui est conforme à l’expérience. Une fois montée, elle continue à fonctionner, pendant quelque temps, avec une activité exagérée ; les inspirations, plus nombreuses, exercent elles-mêmes une influence sur les phénomènes de combustion (page 454) et, tout travail ayant cessé, ce n’est que graduellement que la respiration reprend son calme et son rythme ordinaire.
M. Speck, qui a publié des recherches étendues sur la respiration1, admet que par chaque kilogrammètre de travail effec-
1. Schriflcn der Geseïlschaft zur Fôrderung der gesammten Naturw. zu Marburg , t. X, p. 3. 1871.
LA RESPIRATION
tué il y a, pour l’air inspiré, une augmentation de 97 ce. en moyenne, pour l’oxygène absorbé, une augmentation de Os‘,0079, pour l’acide carbonique exhalé une augmentation de Os*', 010.
E. Smith a exécuté ses expériences avec un spiromètre portatif donnant le volume de l’air expiré, lequel était envoyé dans un système de compartiments remplis de potasse. La quantité d’acide carbonique expiré à l’état de repos étant 1, celle de l’acide carbonique expiré pendant une marche de 2 à 3 milles anglais à l’heure s’élevait de 1,8 à 2,6. Pendant le sommeil elle n’était que de la moitié (0,5).
MM. Sczelkow et Ludwig ont expérimenté sur des lapins au repos et sur les mêmes animaux tétanisés. Les violentes convulsions du tétanos ont eu pour effet d’augmenter dans une forte proportion la quantité d’acide carbonique exhalé et d’aug-
A . , O dans GO2
menter en meme temps ce quotient de ^ , ou, ce qui
revient au même,
qui exprime le rapport de la quantité
d’oxygène contenu dans l’acide carbonique à celui de l’oxygène absorbé. Ge quotient tend à se rapprocher de l’unité, résultat qu’on pourrait interpréter en admettant que le travail donne lieu à une consommation d’hydrates de carbone.
Le tableau suivant indique quelques-uns des résultats obtenus :
es
ce c.