‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 305 sur 570 · PONCTION · texte numérisé non relu

PONCTION

Cholestérine

Lécithine

Oléine.

Palmitine et stéarine

$ 221. Matières grasses du chyle. — Dans le cours de mes recherches sur le chyle j’avais obtenu et mis de côté une quantité notable d’extrait éthéré. M. Dobroslavine1 a étudié les matières grasses contenues dans cet extrait. Après plusieurs cristallisations dans l’éther et dans l’alcool, la matière grasse possédait un point de fusion constant à 40 degrés. Elle se présentait en mamelons parfaitement incolores et formés d’aiguilles reconnaissables à la loupe. Ges cristaux n’étaient pas de la lécithine. Ils renfermaientenmoyenneC. 7525 — H. 12,50 — Az. 2,15, nombres qui répondent sensiblement à la formule d’une amido-stéarine :

/ C18H3802 C511 J ~ C18li380*

N AzlP

I Ballet, de la Soc. cliirn. t. XIV, p. 180.

Par la saponification ils ont donné de l’acide stéarique pur avec dégagement d’ammoniaque.

§ 222. Le liquide qui remplit les vaisseaux lymphatiques et qui y circule, avec une vitesse beaucoup moindre que celle du sang, est tantôt transparent, tantôt opaque et d’un blanc jaunâtre. Sous le microscope, il ne se montre pas homogène ; on y découvre des globules, dits corpuscules lymphatiques, qui sont identiques avec les leucocytes du sang. Leur nombre augmente dans la lymphe qui a traversé un certain nombre de ganglions. On y voit aussi de fines granulations graisseuses, enveloppées d’une couche mince de matière albuminoïde. Quelquefois on y découvre des globules sanguins.

La lymphe est un liquide légèrement visqueux, possédant une saveur faiblement saline. Sa densité est variable et comprise entre 1.022 et 1 .045. Elle paraît augmenter pendant l’abstinence.

La lymphe est spontanément coagulable, lorsqu’elle est tirée des vaisseaux. Dans ceux-ci elle ne se coagule pas après la mort. Le coagulum est dû à la fibrine. Il est floconneux lorsque la lymphe est battue, gélatineux lorsque la coagulation a lieu ti anquillement. Il se retracte dans ce dernier cas et forme un caillot blanc, nageant dans un sérum transparent et incolore. Il englobe alors dans ses mailles les éléments figurés.

La composition de la lymphe présente quelques variations, en ce qui concerne la proportion des matières albuminoïdes, qui oscille entre certaines limites : somme toute, le plasma de la lymphe renferme moins de fibrine et moins d’albumine que le plasma sanguin. Le sérum renferme de 30 à 35 pour 1000 de matière albuminoïde coagulable par la chaleur; le liquide séparé du coagulum donne un précipité par l’alcool et par 1 acide acétique, indice de la présence des peptones et de 1 albuminose (page 114). Quant à la matière albuminoïde coagulable par la chaleur, M. Salvioli 1 admet qu’elle renferme in-

Page 1