Mali/ s Jahrresbcricht, t. XI. p
WURTZ. — BIOL.
CIIYLE ET LYMPHE.
dépendament de la sérine une proportion notable de paraglobuline. Celte dernière peut être séparée de la sérine, dans le sérum du sang, du chyle et de la lymphe, par du sulfate de magnésium qu’on ajoute en poudre et en excès.
Le sérum de la lymphe renferme, en outre, des traces de glucose et d’urée. Voici les proportions de ce dernier corps que M. Wurtz a rencontrées dans le sang, la lymphe et le chyle de divers animaux.
Proportion d’urée contenue en 1000 parties1 :
SANG
CHYLE
Chien
Vache
Cheval
Taureau
Le cours de la lymphe est relativement lent ; il s’accélère- par le fait des contractions musculaires, et aussi à la suite d’oblitérations des veines ou d’une gêne dans la circulation veineuse de la région correspondante.
La quantité de lymphe qui s’écoule par un vaisseau lymphatique coupé dépend aussi du régime auquel est soumis l’animal. D’après M. Nasse2, chez les chiens nourris à la viande, elle
1. Ces chiffres sont peut-être un peu forts, circonstance imputable au procédé de dosage de l’urée qui a été employé. Il consistait à coaguler par la chaleur, à évaporer le liquide filtré, à reprendre par l’alcool, à évaporer de nouveau, à dissoudre l’extrait alcoolique dans l’eau et à précipiter cette solution par le nitrate mercurique. C’était un moyen de concentrer l’urée dans le précipité mercurique. Mais ce dernier pouvait renfermer d’autres corps. Pour apprécier la proportion d urée, on décomposait ce précipité, suspendu dans l’eau, par l’hydrogène sulfuré, on concentrait la liqueur et on dosait l’urée par le procédé de Bunsen qui consiste à ajouter à la liqueur du chlorure de baryum et de l’ammoniaque et à chauffer à 240° en tubes scellés. Il se forme du carbonate de baryum dont la proportion permet de calculer celle de l’urée. Mais une portion de cq* carbonate adhère au verre, il est nécessaire de le reprendre par l’acide chlorhydrique et de convertir le chlorure en sulfate que l’on pèse. Or la quantité de chlorure formé aux dépens du carbonate pouvait s’augmenter de celle provenant d’une petite quantité de silicate harytique, provenant de l’attaque du verre à la haute température où l’on opérait. C’est là une cause d’erreur dont il faut tenir .compte.
1. Zwei Abhandlungcn , über Lymphbildung. Marburg, 1862. Hoppe- Seyler. Physiol. Chem., p. 693.
dépasse de 36 pour 100 la quantité que fournissent les chiens qui ne reçoivent que des pommes de terre, et de 54 pour 1 00 celle que rendent, dans le même temps, les mêmes animaux soumis à la diète.
On possède un certain nombre d’analyses de lymphe. Grubler et Quevenne 1 ont pu recueillir la lymphe qui s’écoulait par une fistule de vaisseaux lymphatiques variqueux chez une femme. MM. Hensen et Dahnhardt2 ont pu profiter d’un cas analogue. On remarquera que la lymphe qu’ils ont recueillie était très diluée.
Voici les résultats obtenus par ces observateurs; nous y ajoutons une analyse que l’on doit à M. Scherer3.
Eau
Matériaux solides . .
GUBLER ET QUEVENNE