Archiv für die gesammte Physiologie , t. IX, p
nérales, l’âge, les maladies, etc. Nous avons fait connaître l’influence que ces conditions exercent sur les phénomènes chimiques de la respiration : elles affectent pareillement la nutrition, c’està-dire les mutations de matières dans l’économie. Nous aurons à revenir, en traitant des muscles, sur les métamorphoses de leurs éléments, par le fait du travail. Ici nous nous bornons à indiquer, en peu de mots, les modifications que font subir à la nutrition certains ingesta, de nature organique ou minérale, qui ne rentrent pas dans la classe des aliments proprement dits, et autres qui sont des médicaments ou des poisons.
§ 238. Influence des ingesta sur la nutrition. Les aliments complexes renferment divers principes organiques ou minéraux dont l’action sur l’économie a été étudiée isolément, au point de vue des phénomènes chimiques de la nutrition. Il en est ainsi de l’alcool, de la glycérine, de la caféine, de l’asparagine, etc., et, parmi les substances minérales, de l’eau et de certains sels, tels que chlorure de sodium, sulfate de sodium, phosphates.
L’alcool passe en partie dans l’organisme sans être brûlé ; lorsqu’il est ingéré à forte dose, on en trouve une certaine quantité dans les urines, et même dans les gaz de la respiration. Ingéré à doses modérées, il déprime les phénomènes de la respiration et de la mutation nutritive : la quantité d’acide carbonique exhalée et la quantité d’urée1 excrétée diminuent dans une faible mesure. L’ingestion de fortes doses d’alcool donne lieu, au contraire, à une augmentation de la quantité d’acide carbonique exhalée et de la quantité d’urée excrétée.
D’après M. Munk2 3, l’ingestion de petites quantités de glycérine dans l’estomac de chiens n’exerce aucune influence sur la sécrétion de l’urée chez ces animaux, résultat qui a été confirmé par M. Lewin5 et par M. Tchirwinsky 4. Ce dernier auteur a constaté que la glycérine passe dans l’urine lorsqu’elle est ingérée à forte dose. Une portion est élaborée dans l’organisme et se fixe dans le foie sous forme de glycogène, d’après MM. Weiss, Luchsinger et Salomon. (Voir page 544.)