‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 330 sur 570 · Zeitschrift fur Biologie , t. VII, p. I · texte numérisé non relu

Zeitschrift fur Biologie , t. VII, p. I

NUTRITION

taine tolérance de l’économie. Dès que cet équilibre est rompu, par suite d’un déficit de l’azote ou du carbone dans la nourriture, on constate immédiatement un excès d’azote, et par conséquent une perte, dans les excrétions.

Nous n’avons pas à nous étendre ici sur la composition et les qualités des aliments, ce sujet étant du ressort de l’hygiène, ainsi que les considérations relatives à l’adaptation du régime aux besoins physiologiques ou aux indications thérapeutiques.

Nous ajouterons seulement que, dans l’alimentation mixte, les matières albuminoïdes peuvent être remplacées par lapeptone, dont la valeur nutritive paraît être équivalente à celle de ces matières. C’est ce qui résulte des expériences de M. Plosz1, qui a nourri pendant longtemps un chien de 1355 grammes avec 360 à 450 centimètres cubes d’un mélange dont 100oc renfermaient 5 grammes de peptone, 5 grammes de glucose, 3 grammes de graisse et 1,5 gramme de sel : sous l’influence de ce régime le chien a gagné 481 grammes. M. Maly a réussi, de son côté, à remplacer, dans la nourriture d’un pigeon, ~les matières albuminoïdes par de la peptone, sans que l’oiseau ait subi une perte de poids2. Ces faits semblent justifier les essais qui ont été tentés, dans ces derniers temps, pour introduire dans l’alimentation des malades, dont les fonctions digestives sont troublées, la peptone qui est nutritive et directement assimilable.

§ 238. On a fait remarquer la corrélation intime qui existe entre la respiration et la nutrition ; l’activité plus ou moins grande de la première fonction exerce une influence directe sur la seconde, en accélérant ou en ralentissant les mutations de matières dans l’économie. A cet égard on pourrait étudier ici l’influence qu’exercent sur ces mutations les diverses conditions physiques, physiologiques, pathologiques dans lesquelles se trouve placé l’organisme, savoir: le travail musculaire, la température du corps, la température extérieure, la pression, la lumière, l’ingestion de certaines substances organiques ou mi-

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