Handbuch der physiol. u. palliol. chcm. Analyse, P
WURTZ
LE FOIE
La substance blanche et la substance grise, séparées mécaniquement, peuvent être traitées de la façon suivante : la masse finement broyée est mise en digestion avec de l’alcool froid. Au bout de quelques jours on filtre et on évapore le liquide alcoolique, à une température modérée, au bain-marie. L’extrait alcoolique et le résidu insoluble dans l’alcool sont épuisés l’un et l’autre, à froid, par l’éther, aussi longtemps que celui-ci dissout quelque chose. Les résidus insolubles dans l’éther sont soumis à l’ébullition avec de l’alcool absolu qui dissout la cérébrine. Celle-ci se dépose presque complètement, mais non sans mélange de lécithine, par le refroidissement de la solution alcoolique filtrée chaude. La solution éthérée renferme de la cholestérine et de la lécithine, ainsi que, dans certains cas pathologiques, des graisses neutres. Dans ce mélange on peut déterminer la lécithine par un dosage de phosphore et la cholestérine par le procédé suivant. On saponifie le tout par la potasse alcoolique, et après avoir chassé l’alcool on reprend la masse alcaline par l’eau. Du résidu, la cholestérine inaltérée peut être extraite par l’éther.
Dans la solution aqueuse qui renferme du savon et de l’acide phosplioglycérique, on dose l’acide phosphorique après avoir évaporé et calciné le résidu avec un excès de salpêtre. La proportion de phosphore permet de calculer la quantité de lécithine contenue dans le mélange; la différence entre le poids total de l’extrait étliéré et la somme du poids de la cholestérine et de la lécithine donne les matières grasses.
YI. LE FOIE
§ 277. Parenchyme hépatique. — On a donné, page 209, sur la texture et la composition du parenchyme hépatique quelques indications qu’il importe de compléter ici.
Une déchirure du foie présente, à la surface, un aspect granuleux ; les grains saillants qui apparaissent à l’œil nu ont environ 1 millimètre de diamètre et sont séparés par des sillons. C’est ce qu’on nomme les lobules du foie. Ils sont très rappro chés chez l’homme. Lorsqu’on les examine au microscope, on aperçoit à la partie superficielle les ramifications de la veine