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3. Beitriige zur Chemic der geivebe-bildenden Substansen. Berlin, 1873.

PARACtLOBULINE.

qui se déposent facilement. On les recueille sur un filtre et on lés lave avec de l’eau chargée de gaz carbonique.

Propriétés. — Ainsi préparée, la paraglobuline est insoluble dans l’eau pure non aérée, mais elle se dissout dans l’eau, dans laquelle on fait passer un courant d’oxygène, en formant une solution légèrement opalescente. Dans cette solution elle conserve ses propriétés fibrinoplastiques.

D’après M. A. Schmidt, elle se dissout plus facilement dans de l’eau chargée de gaz carbonique. Cette solution est inactive au point de vue de la faculté fibrinoplastique.

La paraglobuline est très soluble dans les alcalis caustiques. Elle se dissout aussi dans les carbonates alcalins et, à un moindre degré, dans les bicarbonates, dans les phosphates alcalins, ainsi que dans les solutions étendues des sels neutres. Elle est soluble dans l’acide acétique.

Les nombres suivants donnent une idée de la solubilité de la paraglobuline. Pour dissoudre 1 gr. de cette substance dans 100 gr. d’eau, il suffit d’ajouter 0sr,002 de soude caustique, ou 0sr, 017 de carbonate de soude, — 0er,03/i de bicarbonate, — 0er, 092 de phosphate, — ls>?974 de chlorure de sodium.

Sa solubilité dans les alcalis est indépendante de la quantité d’eau; au contraire, sa solubilité dans les sels alcalins et dans les sels neutres décroît avec les quantités d’eau, de telle sorte que la solution de 1 gr. de paraglobuline dans des quantités croissantes d’eau exige toujours la même quantité d’alcali, mais des quantités croissantes de sels alcalins (A. Schmidt). Les différences de solubilité qui viennent d’être indiquées expliquent, d’une part, ce fait, qu’une solution de paraglobulme dans la soude est précipitée par la neutralisation de l’alcali ; d'autre part, cette circonstance que le sérum neutralisé par l’acide acétique ne laisse précipiter la paraglobuline que par l’addition d’une grande quantité d’eau. Un excès de sel marin en poudre précipite la paraglobuline de sa solution dans le chlorure de sodium. Dissoute dans une trace d’alcali, elle est précipitée par le gaz carbonique. Les acides la précipitent de ses solutions dans les sels neutres.

Exposée à la température de G0°, la paraglobuline devient insoluble. Avec les acides concentrés et les sels métalliques elle se comporte comme l’albumine. La propriété qu’elle pos-

100 31 A T 1ÈRE S ALBU3IINOÏDES ET CONGÉNÈRES.

sède d’être précipitée par le gaz carbonique la rapproche de la substance que Berzelius a désignée sous le nom de globuline, et qu’on peut retirer du cristallin. De là le nom de paraglobuline. Toutefois, il convient de remarquer que la matière albuminoïde du cristallin est soluble dans l’eau pure, coagulable par la chaleur, précipitable par l’alcool. L’analogie est donc assez éloignée.

Voici, d’après M. A. Schmidt, une propriété caractéristique des solutions de paraglobuline dans l’eau chargée d’oxygène, ou dans l’eau légèrement salée. Lorsqu’on ajoute cette solution au plasma dépouillé de matière fibrinoplastique (n°l, p. 97) et qui ne possède plus la propriété de se coaguler spontanément, il se prend bientôt en masse par suite de la formation de la fibrine.

MATIÈRE FIBRINOGÈNE.

§ 28. D’après M. A. Schmidt, ce corps est le second générateur de la fibrine. Il est contenu dans le plasma du sang; mais on le rencontre aussi dans d’autres humeurs de l’économie, tels que les liquides de l’hydrocèle, du péricarde, de la plèvre, du péritoine. Ces liquides ne se coagulent pas spontanément à l’état normal, ou du moins ne laissent déposer, à la longue, que de faibles coagulums. Mêlés avec une solution de paraglobuline (matière fibrinoplastique) dans l’eau aérée ou dans l’eau salée, ils se prennent immédiatement en masse. On en a tiré la conséquence qu’ils renferment la même matière que celle qui est contenue dans le plasma de sang dépouillé de paraglobuline. Il est à remarquer que d’autres liquides albumineux de l’économie, tels que le sérum, le blanc d’œuf, etc., ne renferment pas de fibrinogène, car ils ne se coagulent pas sous l’influence de la paraglobuline.

Préparation. — On peut retirer le fibrinogène du plasma de cheval en continuant à y faire passer un courant de gaz carbonique, après le dépôt et la séparation de la paraglobuline. Ce procédé paraît d’une application difficile.

Un procédé plus commode consiste à retirer le fibrinogène du liquide de l’hydrocèle ou d’un des autres liquides mentionnés plus haut, en étendant ces liquides avec une grande quantité

FIBRINOGÈNE.

d’eau froide et en y dirigeant un courant de gaz carbonique, ou encore en les neutralisant exactement par l’acide acétique très étendu. On observe d’abord la formation d’un trouble laiteux, puis d’une mousse persistante; il se forme ensuite un dépôt visqueux qui s’attache aux parois et au fond : c’est le fibrinogène. Quand il est séparé, on décante la liqueur et on lave le dépôt avec de l’eau chargée d’acide carbonique.

On peut aussi extraire le fibrinogène des liquides qui le renferment, en le coagulant par Falcool, par l’éther, ou mieux par un mélange de trois parties d’alcool et d’une partie d’éther. Lorsqu’on ajoute, avec précaution, un tel mélange à un de ces liquides, le fibrinogène se sépare, par l’agitation, en flocons ou en gelée.

Le meilleur procédé pour la préparation de la matière fibrinogène consiste à ajouter un léger excès de sel marin en poudre aux liquides séreux qui renferment cette substance en dissolution. Il se forme un précipité floconneux qu’on recueille sur un filtre et qu’on lave avec de l’eau salée. Par l’action du sel marin adhérent à ce précipité, celui-ci se dissout dans l’eau distillée.

M. Olof Hammarsten1 prépare une solution de fibrinogène, à l’aide du plasma de cheval. Pour cela, il recueille du sang de cheval dans un vase renfermant une solution saturée de sulfate de magnésium, de façon à obtenir un mélange de k volumes de sang et de 1 volume de solution saline. Un tel mélange peut être conservé pendant huit jours sans qu’il s’y produise de coagulation. On le jette sur un filtre, pour séparer autant que possible les globules, et l'on ajoute à la solution un volume égal de solution saturée de chlorure de sodium : le fibrinogène se précipite, tandis que la paraglobuline reste en dissolution.

On recueille le précipité sur un filtre et on le redissout dans une solution de chlorure de sodium à 8 pour 100. On répète une seconde fois la précipitation par la solution concentrée de sel marin, et la dissolution dans la liqueur salée étendue ; enfin on précipite une troisième fois par la solution saturée de sel marin. Ce dernier précipité se dissout dans l’eau pure, parl’in-

1. JSova Acta Recjiæ Socictatis Scientiarum Upsaliensis, ser. 1IJ, t. X page 1.

tervention du chlorure de sodium interposé. La solution contient du fibrinogène et 1 ou 2 pour 100 de chlorure de sodium, mais elle ne renferme, d’après l’auteur, ni sérine ni paraglobuline.

Propriétés. — Le fibrinogène est en masses gluantes, assez cohérentes, d’apparence grumeleuse sous le microscope, bien différent, par son aspect, de la paraglobuline, qui est grenue et nullement cohérente.

Par ses caractères chimiques, il se rapproche beaucoup de la paraglobuline : insolubilité dans l’eau pure et dans les liquides faiblement alcalins ; solubilité dans les liqueurs salées étendues; solution non coagulable par la chaleur, mais précipitable par saturation au moyen du sel marin, précipitable aussi par les sels métalliques, tels que le sulfate de cuivre, etc.; enfin, action décomposante sur l’eau oxygénée : tous ces caractères rappellent ceux de la paraglobuline. M. Kuhne cite comme caractère distinctif l’insolubilité du précipité cuivrique dans un excès de fibrinogène, le précipité correspondant, obtenu avec la paraglobuline, étant soluble, d’après lui, dans un excès de solution fibrinoplastique.

D’après M. A. Schmidt, la solubilité de la matière fibrinogène, soit dans les alcalis, soit dans les sels, est beaucoup moindre que celle de la paraglobuline. A poids égal, cette dernière exige dix fois moins d’alcali pour se dissoudre que le fibrinogène. La matière fibrinogène la plus active au point de vue de la propriété fibrinoplastique est celle qui a été précipitée par un excès de chlorure de sodium.

D’après M. Olof Hammarsten, le fibrinogène serait précipité complètement par le sel marin en poudre de sa solution dans une liqueur salée étendue, tandis que, dans les mêmes circonstances, la paraglobuline ne se précipiterait pas complètement.

Tels sont les faits aujourd’hui connus, concernant l’existence et les propriétés des deux corps que l’on regarde comme les générateurs de la fibrine.

La question de savoir si ces deux corps se combinent l’un avec l’autre, sous l’influence d’un ferment, pour produire la fibrine coagulée, ne nous paraît pas résolue. Elle soulève des difficultés dont quelques-unes ont été indiquées récemment par M. Olof Hammarsten ( loc . cit.). Contestant l’action spécifique de la pa-

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