‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 46 sur 570 · Reichert's and Dubois Reymond' s Archiv, 1802, p · texte numérisé non relu

Reichert's and Dubois Reymond' s Archiv, 1802, p

t. Lehrbuch der physiol. Chemie, p. 108.

WÜRTZ. — BIOL*

nement concentrées, en formant des liqueurs coagulables par la chaleur : elle se rapproche par cette propriété de la plasmine de Denis (page 92). Elle est sans doute identique avec le corps décrit par M. Panum1 sous le nom de caséine du sérum .

M. Heynsius 2 regarde la paraglobuline comme identique avec l’albuminose qu’on peut séparer par l’action d’un acide de la solution de l’albumine dans la potasse. Rappelons enfin que, dans certains cas d’albuminurie, les urines renferment un corps albuminoïde précipitable par l’acide carbonique et peut-être identique avec la paraglobuline.

Préparation. — l°On peut retirer la paraglobuline du plasma du sang de cheval. Ce sang se coagule plus lentement que le sang de bœuf. On le reçoit dans des éprouvettes à minces parois, refroidies un peu au-dessous de 0°, et on le laisse reposer dans un lieu froid. Les globules se déposent et, au bout d’une heure, on trouve à la partie supérieure de l’éprouvette un liquide transparent, d’un jaune d’ambre : c’est le plasma. On le décante, on y ajoute dix fois son volume d’eau glacée, et on dirige dans le liquide un courant de gaz carbonique. 11 se forme un précipité floconneux qui est la matière fibrinoplastique, ou paraglobuline.

2° Un procédé plus commode consiste à extraire ce corps du sérum. Voici comment on opère d’après M. Eichwald3: on mêle dans de grands vases cylindriques 300 à 500cc de sérum avec 10 fois son volume d’eau et on y fait passer, pendant une demi-heure, un courant de gaz carbonique : il se forme un précipité qui se rassemble au bout de dix à douze heures au fond du vase, de façon à former un dépôt assez compact, finement floconneux. On décante alors avec précaution la liqueur surnageante, on délaye le précipité dans un peu d’eau, puis on le recueille sur un filtre.

3° On peut aussi ajouter au sérum étendu d’eau une petite quantité d’acide acétique très dilué, de manière à faire disparaître presque entièrement la réaction alcaline. La liqueur devient d’abord laiteuse, puis on voit apparaître de petits llocons

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