FERMENT DE LA FIBRINE
§ 29. M. A. Schmidt1 a décrit un ferment non figuré, auquel il attribue un rôle dans la coagulation de la fibrine. Ce corps existe, d’après lui, dans le sérum, et on l’obtient, mêlé avec une trace de matière albuminoïde et de sels, à l’aide du procédé suivant : On précipite le sérum du isang avec quinze ou vingt fois son volume d’alcool ; on laisse le précipité pendant quinze jours en contact avec l’alcool, pour que la coagulation soit aussi complète que possible, puis on filtre et on fait dessécher le coagulum sur l’acide sulfurique; on le pulvérise ensuite et on le fait digérer avec de l’eau froide. La solution filtrée renferme le ferment de la fibrine. Un autre procédé consiste à épuiser le coagulum d’albumine avec de la glycérine qui dissout le ferment, comme elle dissout la diastase. L’auteur ne dit pas si la solution aqueuse ou glycérique du ferment laisse déposer ce dernier lorsqu’on la mélange avec de l’alcool.
Sous l’influence de ce ferment, le plasma de cheval, maintenu liquide par le froid (voir l’article Sang), se coagule en trois a quatre minutes, tandis que la coagulation spontanée du