‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 505 sur 570 · Maly's Jahresbericht, t. XI, p · texte numérisé non relu

Maly's Jahresbericht, t. XI, p

matériaux inorganiques.

phosphates calcique et magnésien, le phosphate acide de sodium, le chlorure potassique. On doit signaler enfin des sels ammoniacaux, des traces d’acide silicique, de fer, de fluor.

Chlorure de sodium. — La proportion de chlorure de sodium contenue dans les urines est sujette à de grandes variations. En moyenne, elle oscille chez l’homme autour de 12 grammes environ.

Après l’ingestion abondante de chlorure de sodium, elle peut atteindre le double. La privation de ce sel engendre des troubles au bout de quelque temps, et de véritables souffrances si elle se prolonge. La richesse des humeurs et particulièrement du plasma sanguin en sel venant à diminuer, l’urine s’appauvrit elle-même en chlorure de sodium et se charge bientôt d’albumine.

L’élimination de chlorure de sodium par les urines est sujette à quelques variations suivant les heures du jour. Elle devient plus abondante après les repas, ce qui est bien naturel, et éprouve un maximum dans l’après-midi, un minimum pendant la nuit ; ces oscillations sont en rapport non seulement avec l’ingestion des aliments, mais aussi avec le travail de corps et d’esprit qui stimule l’activité des fonctions rénales. Les personnes qui travaillent la nuit sécrètent beaucoup de chlorure de sodium pendant ce temps. L’ingestion abondante de boissons aqueuses augmente pareillement la quantité de chlorure de sodium dialysable- qui passe dans un temps donné dans les urines. Pendant l’abstinence, celle quantité diminue, mais aussi loin qu’elle soit poussée ce sel ne disparaît jamais : les urines en emportent au moins de 2 à 3 grammes dans les vingt-quatre heures.

La proportion du chlore éliminé par les urines éprouve de grandes variations pendant les maladies. Elle s’abaisse notablement dans les fièvres continues et semble diminuer proportionnellement avec l’intensité du mouvement fébrile. Pendant la période aiguë de la pneumonie, de la pleurésie, de la fièvre typhoïde, etc., les urines sont pauvres en chlore. Pendant la convalescence, la proportion de cet élément se relève. On peut attribuer, en partie du moins, cette diminution du chlore dans les urines au défaut d alimentation. D après "V ogel, la proportion de chlore dans la fièvre intermittente, au commencement

WURTZ

BIOL

L’URINE

de l’accès, peut tomber bientôt au-dessous de la moyenne. Un malaise suffirait quelquefois, d’après M. Kaupp, pour diminuer la proportion de chlore éliminée par les urines.

Dans les diarrhées, dans le choléra, la quantité de chlorure de sodium diminue dans l’urine, car les déjections emportent une quantité notable de ce sel. Dans les hydropisies on constate une diminution du chlorure de sodium qui est en rapport avec la diminution de la quantité d’urine. On observe le contraire dans le diabète et la polyurie.

Chlorure de potassium. — Le sodium ne sature pas la totalité du chlore contenu dans les urines : une petite quantité de ce dernier élément y est contenue à l’état de chlorure de potassium. D’après M. Yogel1, la quantité moyenne de chlore éliminé à l’état de chlorures par les urines, chez des hommes adultes soumis à une alimentation ordinaire, varie entre 6 à 8 grammes par vingt-quatre heures, ce qui représente 10 à 13 grammes de chlorure.

Sulfates. — L’acide sulfurique éliminé par les urinés est combiné avec la potasse et avec la soude en proportions à peu près égales; il s’y trouve, en partie, d’après la découverte de M. Baumann, à l’état de combinaison sulfoconjuguée avec diverses matières aromatiques. Une portion de l’acide sulfurique provient des aliments et; des boissons, une autre de la combustion du soufre des matières azotées.

La quantité d’acide sulfurique, calculée comme anhydride SO-’, qui est excrétée, dans les conditions ordinaires, par l’homme aldulte, varie, d’après M. Yogel, de isr,5 à 2«r,5. Elle atteint un maximum après le repas, un minimum dans la matinée (Gruner). Elle augmente à la suite d’un régime riche en matières albuminoïdes, et aussi pendant la fièvre, d’après M. Fürbringer2.

L’ingestion de sulfate sodique augmente la proportion d’acide sulfurique excrétée. Tout l’acide sulfurique ainsi introduit passe dans les urines, à la condition que la quantité ingérée ne dépasse pas les deux tiers de la quantité normale. Au delà de cette limite la proportion excrétée augmente encore, à la

1. Neubauer etVogel, Anleilung fur Anali/sc des II ar ns. 7° édition.

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