Mal y' s Jahresbericht, t. X, p
L’URINE
on peut l’enlever à de telles urines en les agitant avec; de l’éther. La solution étliérée étant évaporée reprend le résidu par l’alcool. La solution alcoolique rose avec fluorescence verte donne les réactions spectroscopiques de l’urobiline.
D'après M. Kunkel 1 celle-ci se montre abondamment dans l’urine à la suite d’extravasations de sang ou de bile dans les tissus. On peut en conclure qu’il existe une relation entre l’urobiline et l’hémoglobine ou ses produits de décomposition. Les expériences de M. Hoppe-Seyler 2 établissent, en effet, une telle relation. En faisant réagir l’hydrogène naissant dégagé par l’étain et l’acide chlorhydrique sur l’hématoporphyrine (page 344), sur l’hématine ou même sur l’hémoglobine, il a obtenu une matière colorée en brun-rouge avec reflet jaune mordoré et dont il a reconnu l’identité avec l’hydrobilirubine d’un côté, avec l’urobiline de l’autre.
M. Mac Mun 3 admet l’existence de diverses espèces d’urobiline. Il distingue l’urobiline fébrile, identique avec l’hydrobilirubine de l’urobiline normale, qu’il croit identique avec la cholétéline produit que M. Maly a obtenu en traitant la biliverdinc par l’acide nitrique, renfermant de l’acide nitreux. L’identité de l’urobiline avec la cholétéline a été justement contestée.
MATÉRIAUX INORGANIQUES I)E l’ URINE
L’urine tient en dissolution divers sels et matériaux inorganiques dont le plus abondant est le chlorure de sodium. La proportion de ces substances minérales varie dans ce liquide, suivant une foule de circonstances, et principalement suivant la quantité et la nature des ingesta. Avec une alimentation moyenne le poids des matières inorganiques par litre est généralement compris entre 12 et 18 grammes. Les sulfates de potassium et de sodium sont les sels les plus abondants dans l’urine, après le chlorure de sodium; viennent ensuite les