DANS L’ÉCONOMIE
de cette oxydation. S’arrête-t-elle à la formation de l’urée? Va-t-elle plus loin, au contraire, en donnant lieu soit à de 1 acide cyanique qui s’unit à l’ammoniaque, soit à de l’acide carbonique qui forme du carbonate d’ammonium, ce dernier se convertissant, par déshydratation, en carbonate d’ammonium et en urée? Toutes ces hypothèses ont été énoncées et, en raison de 1 importance du sujet, il convient de les discuter sommairement.
Il semble d abord qu’il faille écarter la première, les conditions dans lesquelles s’accomplissent les combustions respiratoires ne paraissant pas favorables à la formation de l’acide •cyanique par un simple procédé d’oxydation.
L hypothèse de la formation de l’urée comme un résidu de 1 hydratation des matières azotées étant écartée, il paraît plus naturel d’admettre que l’oxydation va jusqu’à l’acide carbonique et que ce dernier, rencontrant de l'ammoniaque, forme du carbonate qui est déshydraté.
Cette manière de voir est appuyée par un fait qui paraît bien établi aujourd hui. L’ingestion des sels ammoniacaux augmente la proportion d’urée excrétée. MM. Schmiedcberg et de Knieriem1 ont annoncé les premiers que l’ingestion de carbonate d’ammoniaque avait pour conséquence une augmentation dans la proportion d’urée. Cette observation a été confirmée par MM. Hallervorden 2, E. Salkowski3, Fcder et Voit4. M. Fedcr avait d'abord émis l’opinion que l'augmentation de 1 urée, après l’ingestion de carbonate d’ammoniaque et, en général, de sels ammoniacaux était imputable aune exagération des phénomènes de désassimilation, et il en voulait pour preuve une augmentation parallèle de la quantité d’acide sulfurique excrétée par les urines. M. Salkowski, qui a fait des expériences sur des lapins et sur des chiens, ne partage pas cet avis. D’après lui, chez les chiens surtout, l’augmentation de la proportion d’urée, après l’ingestion de sels ammoniacaux, est