Archiv für palhol. Anal., t. XI, li. p
2. A. Frankel et J. (ïepperl. Ueber die Wirkungen der vevdünten An fl a a f dan Organismus. Berlin. 18K:i.
ACIDE HIPPURIQUE. 751
ligature des uretères, et aussi chez les serpents, après l’extirpation des reins. 1
Formation de l’acide hippurique dans l’économie. — La découverte de Wôhler concernant la transformation de l’acidebenzoïque en acide hippurique dans l’économie ne semble laisser aucun doute sur l’origine de ce dernier acide dans l’urine de certains carnivores et dans celle des herbivores. D’un autre coté, on sait que 1 oxydation des matières albuminoïdes donne naissance à de petites quantités d’acide et même d’aldéhyde benzoïques (page 70) et il est naturel de penser que ces matériaux sont éliminés par l’urine, à l’état d’acide hippurique. L urine de chien soumis a un régime exclusivement animal ou cellede chiens inanitiés 1 renferme, en effet, de petites quantités d acide hippurique. On est même parvenu à faire directement la synthèse de l’acide hippurique, en dehors de l’organisme, en dissolvant du benzoate de sodium et du glycocolle dans du sang défibriné et en injectant ce sang dans les vaisseaux d’un rein qu’on venait d’enlever à un chien. MM. Schmiedeberg et Bunge 2 3 s appuient sur cette expérience pour émettre l’opinion que le rein est le siège de la formation de l’acide hippurique. Mais il résulte d’expériences instituées par M Salomon ' que chez les lapins néphrotomisés, l’acide hippurique peut se former dans les muscles et dans le foie, par synthèse avec l’acide benzoïque et le glycocolle.
Chez les herbivores une grande partie de l’acide hippurique peut provenir de diverses substances aromatiques contenues dans leur nourriture. On sait, en effet, que diverses baies telles que les myrtilles rouges ( Vaccinium vilisidaeà) renferment de l’acide benzoïque (Locn); que divers végétaux tels que le mélilot, l’aspérule odorante et particulièrement une graminée assez répandue dans les prés, Y Anthoxanthum odoratum , renferment de la coumarine, sinon à l’état libre, du moins en combinaison avec l’acide hydrocoumarique. Ce dernier, ainsi
1. E. Salkowski. Ber. der Deutsch. Chem. Gescllseh ., t. M. |>. ;>00. M. l.iicke (Archiv fiir pathol. Anal., t. XIX, p. 196) a vainement cherché l’acide hippurique dans l’urine humaine après un régime exclusivement animal.
2. Schmiedeberg et bunge. Archiv. f. cxpcrimenl. Pathol., I. VI. p. 233.