Zeitschrift fiir physiol. Chem., t. III. p
L’URINE
que la coumarine elle-même, peuvent s’oxyder dans l’économie de façon à former de l’acide benzoïque.
G’est la coumarine qui communique son odeur agréable au foin, lequel paraît contenir aussi de petites quantités d’acide quinique (Lautemann). M. O. Loew1 a émis l’opinion qu’une partie de l’acide hippurique de l’urine des herbivores provient de cette source. MM. Meissner et Shepard ont constaté que l’acide quinique ingéré passe dans les urines à l’état d’acide hippurique. Toutefois M. E. Stadelmann admet qu’un dixième à un vingtième seulement de l’acide quinique se retrouve dans les urines à l’état d’acide hippurique et que le reste est oxydé dans le sang, en partie, à l’état d’acide succinique 2.
INFLUENCE DES INGESTÂ SUR LA COMPOSITION DE l’üRINE
Les transformations qu’éprouvent, dans leur passage à travers l’économie, divers matériaux avant d’être éliminés par les urines, ont fait l’objet de nombreuses recherches à partir de 1827, date d’un travail de F. Wôhler qui fait époque en cette matière. Le résultat le plus général qui s’en est dégagé jette une vive lumière sur les phénomènes chimiques dont l’économie est le siège et particulièrement sur les combustions respiratoires. L’influence que la présence des alcalis exerce sur ces combustions a été mise en lumière par des expériences décisives. Ces recherches, qui ont été poursuivies par divers chimistes et physiologistes ont reçu, dans ces dernières années, de beaux développements par les travaux de MM. Baumann, .Jaffé, Brieger et d’autres.
Dans l’exposé des résultats obtenus il convient de distinguer d’abord, parmi les substances ingérées, les matières minérales et les composés organiques.
Les premières passent généralement dans burine lorsqu’elles sont neutres et solubles dans l’eau, à moins qu’elles ne soient