Hoppe Seyler. Physiol. Chemie, p
PEPTONURIE.
acétique. Ce lait a été signalé depuis longtemps par M. Maelhe, qui a désigné le corps en question sous le nom d’albummose. Dans certaines urines pathologiques la peptone apparaît d’une façon évidente [peptonurie) . Il en est ainsi, d’après M. Jaksch ', dans le rhumatisme articulaire aigu au moment de la résorption de l’exsudât. M. Gerhardt l’a rencontrée dans l’urine d’individus atteints de diphtérie, de typhus, de pneumonie.
MM. Schultzen et BiessI 2 l’ont signalée dans l’urine dans plusieurs cas d’empoisonnement par le phosphore. Enfin les peptones apparaissent dans l’urine dans les cas de suppuration abondante et surtout de stagnation de pus dans l’économie. Ün peut provoquer artificiellement l’apparition de la peptone et de l’albumine dans l’urine en enduisant le corps de pétrole5. Ün trouve alors dans l’urine d’abord un corps résineux, puis une substance analogue à la peptone, enfin de l’albumine coagulable.
Notons encore parmi les matières albuminoïdes qu’on a signalées dans l’urine une substance précipitable à froid par l’acide nitrique, mais se dissolvant à chaud, de telle sorte que l’urine bouillante additionnée d’acide nitrique ne forme un précipité qu’aprèsle refroidissement Cette substance est peutêtre identique avec le corps peptoniforme, signalé par M. Lossar et dont il vient d’être question, identique avec la substance albuminoïde que M. Virchow a rencoulrée dans l’urine dans des cas d’ostéomalacie. M. Hoppe Scyler fait remarquer que ces corps se rapprochent d’un produit de digestion signalé par M. Kühne3 * et nommé par lui hémialbiimose et par M. Schmidt Müllieim6, propeplone. Ce point demande à être éclairci par de nouvelles recherches.
Nous signalerons enfin, mais sans nous étendre sur ce sujet, qui est plutôt du ressort de l’histologie, la présence dans certaines urines albumineuses d’éléments cylindriques qui appa-