‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 545 sur 570 · CO — CA · texte numérisé non relu

CO — CA

CHs.CO.OCâH8 éther acétylacétique.

CO^JJs + C2H«.OII + CO2

acétone.

alcoj

Pourtant il faut dire que la quantité d’alcool retirée de telles urines diabétiques ne répond pas à celle qui devrait se former d’après l’équation précédente. La proportion d’alcool est trop petite2. En outre M. Tolleas5 a constaté que le principe qui colore le perchlorure de fer dans l’urine ne peut être enlevé à celle-ci ni par simple distillation ni par agitation avec de l’éther contrairement à ce qu’on observe avec l’éther acétylacétique. Ce n'est qu’après l’addition d’un acide à l’urine qu’on isole par distillation ou par agitation avec de l’éther, le principe qui colore le perchlorure de fer, et qui par conséquent paraît être de nature acide. On sait au surplus que l’acide acétylacétique ne peut être isolé, mais qu’il se décompose facilement en acétone et en acide carbonique. Ce sujet réclame donc de nouvelles recherches. Ajoutons que la coloration rouge dont il s’agit apparaît non seulement dans certaines urines diabétiques, mais encore pendant la période éruptive des maladies exanthémateuses4.

Quoi qu'il en soit c’est un fait établi que l’urine de certains diabétiques fournit de l’acétone par distillation et l’on a même perçu quelquefois l’odeur de l’acétone dans l’haleine de ces malades5. De 73 litres d’urine d’un garçon diabétique de 16 ans M. Markownikoff a retiré 33 grammes d’acétone et 3 grammes d’alcool ordinaire.

Urines chyleuses. — On a donné ce nom à des urines qui tiennent en suspension des matières grasses. La chylurie est un phénomène rare dans nos climats ; on l’observe plus fréquemment dans les pays tropicaux. Dans cette aflection les

1. Centralblat fiir die medizin. Wissensbafften, 1874, n° 55.

2. Deichmüller. Liebîg's Annalcn der Cliemie, t. CCIX, p. 22 et Mal])* Jahrcsbericht, t. XI, p. 258, 1881.

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